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Péréquation: Québec remet les points sur les «i»

Le ministre des Finances, Carlos Leitão, précise que... (Photothèque Le Soleil)

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Le ministre des Finances, Carlos Leitão, précise que les services publics plus généreux que la moyenne canadienne, offerts par Québec, sont financés «par des impôts et des taxes plus élevés» et non par la péréquation.

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(Québec) Le ministère des Finances du Québec remet les points sur les «i» à propos de la péréquation. «Il est faux d'affirmer que c'est avec la péréquation que le Québec finance des services publics plus généreux que la moyenne canadienne», soutient-il.

Le Soleil a demandé au ministère des Finances du Québec s'il faisait toujours sienne cette phrase publiée dans un cahier spécial accompagnant le grand livre budgétaire 2011-2012, budget qui avait été présenté par le ministre titulaire d'alors, Raymond Bachand.

«Oui, absolument», a répondu le Ministère. Elle est réitérée officiellement, comme si elle avait été écrite au cours des dernières heures, est-on prié de comprendre.

Avant de la transmettre, l'équipe de hauts fonctionnaires du Ministère a fait valider sa réponse par le cabinet de l'actuel ministre des Finances, Carlos Leitão - autrement dit, par les autorités politiques.

Attention : ce n'est pas grâce à la péréquation, mais «par des impôts et des taxes plus élevés» que le Québec offre des services publics plus généreux que la moyenne canadienne, précise-t-on.

Le programme de péréquation a ressurgi dans l'actualité depuis que la Communauté métropolitaine de Montréal a dénoncé, jeudi dernier, le pipeline Énergie Est, qui s'étendrait de l'Alberta jusqu'au Nouveau-Brunswick s'il voyait le jour.

Plus de 1400 $ de plus

Pour étayer sa position, et signifier qu'elle demeurait la même au fil du temps, le ministère des Finances a fait parvenir au Soleil sa dernière sortie officielle sur le sujet. Elle figure dans les documents budgétaires 2014-2015 préparés sous le gouvernement du Parti québécois de Pauline Marois, budget jamais adopté en raison des élections tenues en avril 2014. On y trouve la même affirmation voulant qu'il soit faux de dire que la péréquation finance des services publics plus généreux au Québec qu'ailleurs au Canada. 

Ce document soulignait, en le déplorant, qu'en raison notamment de changements intervenus au programme de péréquation, le Québec devait imposer un fardeau fiscal plus élevé de 287 $ par habitant que la moyenne des 10 provinces canadiennes, et ce, afin d'offrir un niveau de services «comparables» à celui des autres provinces.

On y ajoutait cependant ceci : «Une fois ce niveau de services "comparables" atteint, le Québec fait le choix d'offrir davantage de services publics que la moyenne canadienne en haussant son effort fiscal. Pour offrir ces services "additionnels" aux services "comparables" à la moyenne canadienne, le Québec impose un fardeau fiscal supplémentaire de 1410 $ par habitant (9610 $ contre 8200 $)», calculait-on très officiellement avant de conclure que «cela représente un montant [total] de 11,3 milliards $».

«Il s'agit d'un choix de société», a-t-on indiqué mardi au cabinet du ministre Carlos Leitão, tout en répétant que ces «services supplémentaires» sont financés par les Québécois.

Pour l'année fiscale en cours, le Québec touchera une enveloppe globale de 9,5 milliards $ au titre de la péréquation. Le total des revenus de l'État québécois s'élève à 100 milliards $.

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