Péladeau veut prendre du temps pour sa famille

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Pierre Karl Péladeau, Julie Snyder et leur deux enfants sur le parvis de l'Église Saint-Roch

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(Québec) Le chef péquiste Pierre Karl Péladeau a rayé toute activité de son agenda jusqu'à jeudi pour s'occuper de ses proches alors que l'annonce de son divorce fait la manchette.

Une tournée en Estrie où le chef de l'opposition devait rencontrer le maire de Sherbrooke, la rectrice de l'université et visiter un incubateur d'entreprises, mardi, de même que la rencontre d'organismes sur la Rive-Nord de Montréal, mercredi, ont été annulées. 

«M. Péladeau veut prendre du temps avec les siens», a-t-on indiqué à son cabinet. On assure par ailleurs qu'il n'est pas en réflexion sur son avenir politique».

Le couple a annoncé la fin de son union dans un communiqué conjoint diffusé tard en soirée, lundi. Il a dit entreprendre un «processus de médiation» afin de «trouver des solutions dans le meilleur intérêt de [sa] famille». Mme Snyder et M. Péladeau ont deux enfants, un garçon et une fille, de 10 ans et 6 ans. Le chef péquiste a aussi une adolescente née d'une union précédente.

Certains avaient noté que le couple n'était pas assis côte à côte vendredi, lors des funérailles de René Angélil, le parrain de leur fille. Selon La Presse, les procédures de divorce ont été entamées au début du mois de janvier.

Couple très médiatisé

Ce couple parmi les plus médiatisés au Québec mettra fin à son union moins de six mois après la célébration de son mariage par le maire Régis Labeaume dans la chapelle du Musée de l'Amérique francophone. Une cérémonie très courue qui avait embourbé la circulation dans le Vieux-Québec.

Il s'agit dans les faits de la deuxième rupture du couple Snyder-Péladeau. La première avait été annoncée en janvier 2014, mais les deux célébrités ont tenté de recoller les pots cassés dans les mois qui ont suivi.

Même à micro fermé, les députés péquistes contactés mardi n'ont pas été très bavards. Une question délicate qui relève de la vie privée du chef, ont noté certains. «Ça aide à comprendre pourquoi il était moins dans son assiette ces derniers temps», nous a dit une source.

L'implication de la célèbre animatrice et productrice sur la scène politique ne date pas de mardi. Elle avait passé un savon à Philippe Couillard, en 2008, alors ministre de la Santé, en raison de son attitude en commission parlementaire sur la procréation assistée.

Son accolade donnée à l'aspirante première ministre Pauline Marois, en 2012, au Métropolis, à Montréal, en pleine campagne électorale, avait généré de la grogne dans le camp libéral, qui venait d'accorder 200 millions $ au projet d'amphithéâtre de M. Péladeau.

La femme d'affaires s'était aussi rangée derrière la Charte des valeurs en 2013 en lançant le mouvement des Janette, un regroupement de femmes favorable à l'initiative du gouvernement péquiste.

Concilier la vie politique et la vie privée n'est pas toujours simple. L'un des épisodes les plus difficiles pour la «démone» a trait aux crédits d'impôt refusés à sa boîte Production J en raison de son «lien de dépendance» avec le diffuseur TVA, qui appartient à M. Péladeau. Amère, elle a dû céder le volet télévisuel de l'entreprise à une nouvelle entité.

La nouvelle de son divorce s'est ajoutée à une série de controverses médiatiques difficiles pour le chef du Parti québécois depuis la semaine dernière. L'avenir de son chef de cabinet, Pierre Duchesne, la mise en demeure envoyée à la Coalition avenir Québec au sujet de l'Institut de recherche sur la souveraineté et les révélations à propos de filiales de Québecor dans des juridictions aux lois fiscales avantageuses.

Si des députés péquistes reconnaissent que leur chef pourrait faire mieux sur certains aspects, l'accumulation de coups reçus par M. Péladeau tend à solidariser le caucus derrière lui, nous dit l'un d'eux.

Le sondage CROP mené auprès de 1000 personnes par panel Web entre le 14 et le 18 janvier n'est pas un baume pour le PQ. Malgré les critiques envers le gouvernement Couillard, le PLQ se maintient bon premier dans les intentions de vote des Québécois avec 35 % de la faveur populaire. Le PQ est deuxième avec 27 %, la Coalition avenir Québec suit avec 19 % et Québec solidaire atteint 16 %.

«Me semble que j'ai fait ça correctement», lance Labeaume sur le mariage de PKP

Régis Labeaume a répondu avec retenue et une pointe d'humour à la séparation annoncée de Pierre Karl Péladeau et de Julie Snyder dont il avait célébré le mariage il y a à peine cinq mois.

«J'en pense pas grand-chose, là, honnêtement. Me semble que j'ai fait ça correctement», a lancé M. Labeaume, soulevant des rires dans l'assistance rassemblée lors d'une conférence de presse de l'Institut national d'optique mardi matin.

«Je ne me mêlerai pas de leur vie privée. Justement, si ça m'arrivait, je voudrais que personne s'en mêle», a poursuivi le maire de Québec, ne commentant pas davantage.

Le 15 août 2015, M. Labeaume avait célébré le mariage en grande pompe du chef du Parti québécois et de la populaire animatrice et productrice dans la cour du Petit Séminaire dans le Vieux-Québec.

Tard lundi, Julie Snyder et Pierre Karl Péladeau ont annoncé dans un communiqué de presse conjoint qu'ils «mettaient fin à leur union» et entamaient un processus de médiation, soit «un mode privé de prévention et de règlement des différends afin de trouver des solutions dans le meilleur intérêt de notre famille», pouvait-on lire dans le communiqué.

Le couple a eu deux enfants, Thomas, 10 ans, et Romy, 6 ans. M. Péladeau est aussi le père d'une adolescente, Marie, née d'une précédente union.

Deux ans avant les crédits d'impôt pour Productions J

Julie Snyder... (PHOTO PATRICK SANFAÇON, ARCHIVES LA PRESSE) - image 6.0

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Julie Snyder

PHOTO PATRICK SANFAÇON, ARCHIVES LA PRESSE

Julie Snyder et sa boîte Productions J pourront à nouveau toucher le crédit d'impôt pour la production télévisuelle, mais seulement 24 mois après le divorce. L'été dernier, Mme Snyder a abandonné à contrecoeur le volet télévisuel de son entreprise parce qu'une modification aux règles d'admissibilité la privait d'un crédit de 20 % réservé aux producteurs indépendants. Sa relation avec Pierre Karl Péladeau, actionnaire de contrôle de Québecor, qui comprend TVA, lui conférait un «lien de dépendance» avec un diffuseur. La Loi sur les impôts définit cette relation comme «des liens du sang, du mariage ou de l'adoption». Ce qui ne sera plus le cas pour Mme Snyder et M. Péladeau. Au ministère des Finances, on explique que le crédit d'impôt pourra être reversé deux ans après la modification au statut marital. La boîte de Mme Snyder assumait notamment la production d'émissions telles de La voix et Vol 920. Mme Snyder a cédé le volet télévisuel de Productions J à son bras droit, l'avocat Benoît Clermont, lequel a été v.-p. aux affaires juridiques et commerciales de l'entreprise. 

Avec Valérie Gaudreau

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