Coiteux avertit la FSSS-CSN qu'il ne reprendra pas les négos

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Martin Coiteux a été bien clair : le gouvernement ne retournera pas à la table de négociations.

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(Québec) Le président du Conseil du trésor du Québec, Martin Coiteux, prévient la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS), affiliée à la CSN, que son gouvernement ne négociera pas d'autre entente que celle déjà conclue avec le front commun intersyndical à la mi-décembre.

«Au moment où les gens vont commencer à voter sur cette entente, c'est important qu'ils prennent la mesure de ce qui est sur la table», a déclaré Martin Coiteux en entrevue avec Le Soleil, mardi. C'est la première entrevue qu'il accorde à ce sujet depuis l'entente de principe intervenue avec les dirigeants du front commun.

«Si des gens pensent qu'on pourrait refaire cet exercice, je ne vois pas comment on pourrait y arriver. Je ne vois pas comment un rejet par certains permettrait d'en arriver à une meilleure entente que celle-là. Je ne vois pas comment on pourrait faire plus et mieux.»

Le ministre ajoute que «ce n'est pas pour rien» que lui et les dirigeants du front commun, parmi lesquels le président de la CSN, Jacques Létourneau, ont échangé une poignée de main une fois l'accord conclu.

«C'est une bonne entente pour les employés du secteur public», y compris pour ceux de la FSSS, poursuit Martin Coiteux. «Elle leur permet de progresser, dit-il. Et elle respecte la capacité financière du gouvernement et de l'ensemble des Québécois.» Les deux parties ont fait des compromis, insiste-t-il.

La Fédération de la santé et des services sociaux, la plus importante fédération de la CSN, connue sous l'acronyme FSSS-CSN, a recommandé à ses 110 000 membres de rejeter l'accord. La FSSS-CSN est le plus grand syndicat oeuvrant dans le secteur de la santé et des services sociaux.

Dans ce secteur, «le monde s'est fait varloper de tous bords, tous côtés», a expliqué son président, Jeff Begley.

D'autres dirigeants de la fédération et lui réexpliqueront mercredi les raisons les incitant à recommander le rejet de l'entente et à vouloir reprendre les négociations. Les salariés de ce groupe gagnent moins que la moyenne générale des syndiqués des secteurs public et parapublic.

Une loi spéciale pourrait-elle s'abattre sur eux? Martin Coiteux élude la question. «J'ai confiance que les membres vont accepter l'entente», répond-il.

«Équitable à l'égard de tous»

L'entente de principe intervenue entre le Conseil du trésor et le front commun prévoit le versement pour 2015 d'un montant forfaitaire de 500$ (1 % basé sur un salaire annuel de 50000 $), une augmentation de 1,5 % cette année, de 1,75% en 2017 et de 2% en 2018. Un montant forfaitaire de 250 $ (0,5 % basé sur un salaire d'un peu plus de 50000 $) serait versé en 2019.

Le gouvernement et l'Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux, laquelle est membre du front commun, viennent par ailleurs de conclure une entente sur les clauses concernant l'organisation du travail. C'était la pièce manquante du côté du front commun.

Deux syndicats, hors du front commun ceux-là, cherchent toujours à décrocher une entente, tant sur les clauses dites sectorielles que monétaires. Il s'agit du Syndicat des professionnelles et des professionnels du gouvernement du Québec et la Fédération autonome de l'enseignement.

Martin Coiteux les prévient que le gouvernement devra être «équitable à l'égard de tous».

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