«Je suis usé», confie Jean-François Fortin

Lors de sa défaite électorale, Jean-François Fortin, cofondateur... (Collaboration spéciale Johanne Fournier)

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Lors de sa défaite électorale, Jean-François Fortin, cofondateur du parti Forces et démocratie, avait échappé quelques larmes en évoquant sa famille, qui a trop de fois dû subir son horaire chargé.

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Johanne Fournier

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Le Soleil

(Sainte-Flavie) Parmi les raisons invoquées par Jean-François Fortin pour quitter la vie politique, il y a l'usure. Mais il y a aussi une nouvelle avenue qui s'offre au chef démissionnaire de Forces et démocratie et ancien député fédéral de la Haute-Gaspésie-La Mitis-Matane-Matapédia et sur laquelle il compte réfléchir encore un peu. Chose certaine, il assure qu'on réentendra parler de lui.

«Je suis usé parce que j'avais une capacité à donner, mais pas au détriment de ma famille, explique le père de quatre enfants. C'est extrêmement demandant. Je revenais toutes les fins de semaine. Je roulais de nuit, je faisais des activités toute la fin de semaine et je repartais le dimanche pour aller siéger à Ottawa. J'ai réalisé 520 activités communautaires dans mon mandat de quatre ans.»

Il ajoute aussi que ce qu'il l'a lassé de la politique, ce sont «les gens qui auraient aimé le voir plier, le voir jouer le jeu politique qui n'est pas dans l'intérêt public et le bien commun». «Ça, j'ai toujours refusé, tempête-t-il. Quand on reste droit, qu'on défend des convictions et qu'on ne va pas dans le sens du courant, c'est plus difficile. Il y a des gens que ça dérange et ils tentent parfois d'éroder qui on est. Je suis fier de pas être tombé dans toutes les petites magouilles qui pervertissent les personnes [...]. Je suis content de ne pas avoir été détourné de mes intentions [...].»

Ni amer ni désillusionné

L'homme de 42 ans assure qu'il continuera à contribuer au développement de sa région, mais de manière différente. Il se donne encore deux semaines de réflexion avant de faire une annonce. 

«Je ne veux plus faire de politique active devant les projecteurs, précise M. Fortin. Des gens voient en moi quelqu'un qui pourrait être un atout dans leur organisation.»

L'ancien bloquiste souligne qu'il n'est pas amer ni désillusionné, même si aucun des candidats de Forces et démocratie n'a été élu lors des dernières élections. Il ne voit pas non plus les piètres résultats obtenus par le parti qu'il a cofondé comme une déconfiture. Comme ex-enseignant de science politique au Cégep de Rimouski, il savait que la barre serait haute. 

Il refuse aussi de croire que le message de son parti n'a pas passé. «Il faut savoir que le changement ne passe pas rapidement en politique, réplique-t-il. C'est toujours difficile de faire élire des candidats sous une nouvelle bannière politique. La machine politique, c'est une bête et elle est difficile à combattre quand on veut la dompter.»

Avenir du parti

Avant la publication de sa lettre de départ, le dernier message publié sur la page Facebook de Forces et démocratie remontait au 17 octobre. Ce parti a-t-il un avenir? «C'est pas à moi à décider, répond le cofondateur. Les partis politiques ont une vie qui leur est propre. Il faut être capable de dissocier mon avenir de celui du parti. Je passe le flambeau. Je ne l'ai pas éteint. Je fais juste le passer pour que d'autres puissent continuer sur la scène politique. Moi, je vais le faire sur la scène régionale.»

Celui qui a aussi été maire de Sainte-Flavie, une municipalité voisine de Mont-Joli, au Bas-Saint-Laurent, reviendra-t-il un jour en politique? «Je ne crois pas, s'empresse-t-il de répondre. J'ai été un politicien par obligation. La politique, ça n'a jamais été une finalité en soi. J'ai eu le privilège de représenter les gens de mon comté et c'est une responsabilité qui est lourde.»

Lors des dernières élections fédérales, Jean-François Fortin a terminé la course au quatrième rang, avec moins de 12 % des voix, loin derrière le candidat libéral élu, Rémi Massé.

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