Jean-Yves Duclos dresse le bilan d'une année mouvementée

Jean-Yves Duclos, député fédéral de la circonscription de... (Photothèque Le Soleil, Patrice Laroche)

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Jean-Yves Duclos, député fédéral de la circonscription de Québec et ministre de la Famille, des Enfants et du Développement social, est reconnu pour son humilité et est très à l'aise avec la popularité planétaire de son chef, Justin Trudeau.

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(Québec) C'est la fin d'une année mouvementée pour le député de Québec et ministre fédéral de la Famille. Après une campagne électorale où il était donné perdant, son parti s'est finalement retrouvé au pouvoir, sous les ordres d'un premier ministre aux allures de rockstar. En entrevue de fin d'année, Jean-Yves Duclos parle de sa nouvelle réalité et de quelques dossiers régionaux.

Ottawa c. Québec

Jean-Yves Duclos a trouvé une image pour décrire le travail d'équilibriste qui est le sien depuis son élection, début novembre. «J'ai appris que j'avais une table de travail avec quatre pattes. Une patte ici dans ma circonscription, une patte dans la région, une patte à la Chambre des communes, une patte dans mon ministère qui est celui de la Famille, des Enfants et du Développement social. Mon défi, c'est de faire que les quatre pattes soient également sollicitées», illustre-t-il. M. Duclos confesse passer beaucoup de temps à Ottawa, mais assure que son coeur est à Québec. Il constate par ailleurs une «petite confusion» chez les électeurs : «Les gens pensent que je suis ministre DE la région de Québec, mais je suis ministre DANS la région.» Pourtant, son rôle est de faciliter les échanges entre le gouvernement fédéral et les interlocuteurs locaux «pour que les dossiers cheminent à Ottawa et que les bonnes personnes se parlent entre elles», explique-t-il. 

Justin Trudeau

Le ministre de la Famille dit avoir beaucoup d'affinités avec le premier ministre Justin Trudeau, qu'il décrit comme un homme à l'écoute des autres et «d'une grande sincérité». «Quand il est ému, on le sent. Quand il est au cabinet et qu'il parle de certaines choses qui le touchent, on le sent», rapporte M. Duclos. L'élu de Québec, reconnu pour son humilité, est très à l'aise avec la popularité planétaire de son chef, constamment sollicité pour des égoportraits et faisant la couverture des grandes publications de ce monde. «C'est sûr qu'il a des aptitudes que j'ai moins. Je n'ai pas tout à fait la même chevelure que lui non plus!» rigole l'ancien professeur d'université, qui a les cheveux coupés bien ras. 

Pont de Québec

La grande rencontre promise entre élus municipaux, provinciaux et fédéraux et le CN, propriétaire du pont de Québec, aura lieu en janvier. Le Parti libéral du Canada devait la tenir dans les 60 jours suivant son accession au pouvoir, donc avant le 4 janvier. Une date avait été fixée avant Noël, mais il y a eu «un hic autour d'un des membres incontournables de la rencontre», indique Jean-Yves Duclos sans donner de nom. «Ça serait étonnant qu'on tienne ça entre le 1er et le 4 janvier», concède-t-il. Une nouvelle date devrait être arrêtée en janvier. «Pour que le dossier évolue, pour que ça progresse, il faut absolument que les gens se retrouvent autour d'une même table», répète le ministre, qui sera de la rencontre et espère que les maires de Québec et de Lévis y seront aussi. 

Anneau de glace

Le maire de Québec, Régis Labeaume, a reparlé lors de la présentation du budget municipal de son intention d'utiliser une partie des 32 millions $ réservés par le précédent gouvernement fédéral pour l'anneau de glace afin de construire et rénover trois centres communautaires. Il faut pour cela une autorisation officielle d'Ottawa. Les conservateurs s'étaient montrés ouverts, mais n'ont pas eu le temps de consigner le tout. Le ministre de la Famille souligne que c'est à son collègue aux Infrastructures, Amarjeet Sohi, de creuser le dossier et de répondre aux questions techniques. «Je ne vois pas de gros nuage gris autour de ce dossier», prend toutefois soin d'indiquer M. Duclos. 

Réfugiés

Si l'information sur le processus d'accueil des réfugiés syriens se rend difficilement jusque dans la région de Québec, c'est en raison des nombreux intermédiaires dans le dossier, assure Jean-Yves Duclos. «Le contexte est malheureusement compliqué parce que beaucoup du travail se fait évidemment à l'étranger pour s'assurer que le processus tienne compte de la sécurité des Canadiens et de la santé des réfugiés», relate le ministre libéral. Il faut ensuite passer par le filtre du gouvernement du Québec, premier intervenant sur le terrain. M. Duclos dit avoir entendu le maire Labeaume, qui se plaignait encore ces jours-ci de ne rien savoir de l'opération en cours. «Il faut juste accepter que l'information prend du temps à circuler», philosophe le député fédéral.

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