L'Ontario demande l'aide du fédéral pour réglementer la vente de marijuana

Le nouveau gouvernement prévoit retirer du Code criminel... (Yan Doublet, Archives Le Soleil)

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Le nouveau gouvernement prévoit retirer du Code criminel la possession d'une petite quantité de marijuana et créer des lois pour punir plus sévèrement ceux qui en vendent à des mineurs ou conduisent sous son influence.

Yan Doublet, Archives Le Soleil

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Keith Leslie
La Presse Canadienne
Toronto

Alors que les libéraux fédéraux ont réitéré dans leur discours du Trône leur volonté de légaliser et de réglementer la marijuana, l'Ontario demande conseil au fédéral sur la réglementation des cliniques qui vendent de la marijuana médicale et sur la manière dont elle devrait être vendue pour usage récréatif, une fois légalisée.

Avec la légalisation du pot, Ottawa cherche à éloigner les enfants de la drogue et du monde criminel, tout en empêchant les groupes criminels d'empocher des profits.

Le nouveau gouvernement prévoit retirer du Code criminel la possession d'une petite quantité de marijuana et créer des lois pour punir plus sévèrement ceux qui en vendent à des mineurs ou conduisent sous son influence.

Mais la première ministre de l'Ontario, Kathleen Wynne, considère qu'il n'y a pas eu assez de discussions sur la distinction entre le cannabis médicinal et récréatif.

C'est une des raisons pour lesquelles elle a suggéré que la société d'État réglementant la vente d'alcool, la LCBO, serait bien placée pour distribuer et vendre.

En entrevue de fin d'année avec La Presse Canadienne, Mme Wynne a expliqué vouloir clairement établir le besoin d'une «approche socialement responsable» à la vente légale de marijuana.

Elle insiste sur l'importance de bien réglementer cette substance et demandera au fédéral d'aider son gouvernement à déterminer quelles règles doivent être créées.

Cliniques

Des dizaines de cliniques et dispensaires vendant de la marijuana médicale naissent à travers le Canada, plus spécialement en Ontario, en Alberta et en Colombie-Britannique, ainsi que des cliniques où des médecins évaluent les besoins potentiels des patients en matière de consommation de marijuana, sans en vendre. Ils remettent aux patients une ordonnance pour faire affaire avec un producteur autorisé.

D'après Kathleen Wynne, le Canada a besoin de règles pour ces cliniques.

«Ce n'est pas toute la marijuana qui sera médicinale, donc il faut faire la distinction entre une clinique qui fournit de la marijuana médicinale et la distribution récréative. Je ne pense pas qu'on soit rendu là.»

Le premier ministre Justin Trudeau a promis de créer un groupe de travail composé de représentants des trois paliers de gouvernement, qui recevra l'avis d'experts en santé publique, en toxicomanie et en législation des substances. Ce comité sera chargé d'imaginer le système de vente et de distribution.

Mme Wynne n'est pas la seule à chercher une manière responsable de distribuer la substance.

Le syndicat des employés du gouvernement et des services de la Colombie-Britannique et l'association des magasins d'alcool privés ont joint leurs forces pour demander que la marijuana soit vendue par leur système de distribution existant, qui comprend environ 200 magasins de boisson indépendants et 200 publics.

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