Mike Duffy dit avoir été menacé par l'équipe de Harper

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Mike Duffy a répondu aux question de son avocat, Donald Bayne.

La Presse Canadienne, Greg Banning

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Jennifer Ditchburn
La Presse Canadienne
Ottawa

Selon Mike Duffy, ses derniers mois au sein du caucus conservateur ont été marqués par une série de trahisons et de menaces dont le but était de le convaincre d'admettre publiquement qu'il s'était trompé en réclamant le remboursement de certaines dépenses au Sénat.

S'il y a eu un point crucial dans le témoignage du sénateur, qui en était à sa sixième journée à la barre mardi, c'est bien sa description de ses échanges avec Stephen Harper et son entourage en février 2013.

«Je savais qu'ils voulaient m'envoyer à l'échafaud et, partout où je regardais, je voyais des gens qui me trahissaient, qui fournissaient de fausses informations aux médias, a raconté M. Duffy devant la cour. J'étais complètement seul.»

L'ancien journaliste a plaidé non coupable à 31 chefs d'accusation de fraude, d'abus de confiance et de corruption. Certaines de ces accusations sont liées au fait qu'il a réclamé des indemnités de logement pour la maison d'Ottawa où il habite depuis longtemps en partant du principe que son chalet à l'Île-du-Prince-Édouard était sa résidence principale.

Participation au stratagème

Les accusations de corruption découlent des allégations selon lesquelles Mike Duffy aurait volontairement participé au stratagème consistant à annoncer qu'il avait remboursé les dépenses contestées, qui s'élevaient à 90 000 $, alors qu'en fait, c'était l'ex-chef de cabinet Nigel Wright qui avait réglé cette dette à sa place.

Selon la défense, M. Duffy aurait été forcé par de puissants membres du Parti conservateur, dont MM. Harper et Wright, à accepter ce plan, et ce, même s'il avait le sentiment de n'avoir rien fait de mal.

Le sénateur a confié avoir plaidé sa cause devant l'ancien premier ministre après une réunion du caucus conservateur en février 2013 en lui disant que déclarer publiquement qu'il avait commis une erreur relativement à ses dépenses ruinerait à sa réputation.

«Je sais que ça semble injuste, je sais que vous n'avez pas enfreint de règles, mais ces règles sont difficiles à expliquer à notre base et vous devrez donc rembourser les sommes dues», aurait répondu Stephen Harper.

Mike Duffy a également soutenu que Nigel Wright l'avait prévenu qu'un puissant comité sénatorial était sur le point de publier un rapport indiquant qu'il n'avait pas le droit d'un point de vue constitutionnel de représenter l'Île-du-Prince-Édouard à la chambre haute en raison de la manière dont il partageait son temps entre ses deux résidences.

Lorsque le sénateur a demandé que M. Wright lui donne une copie de ce rapport, l'ancien chef de cabinet se serait fâché et l'aurait averti que s'il persistait à tenir tête au premier ministre, il serait expulsé du caucus conservateur comme l'avait été son ex-collègue Patrick Brazeau.

M. Duffy a expliqué que toute cette pression jumelée à un examen du statut de résidence principale et secondaire des sénateurs et aux menaces concernant son admissibilité constitutionnelle avaient fini par le convaincre d'obéir.

La Couronne devrait entamer le contre-interrogatoire de Mike Duffy mercredi.

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