Négociations: Coiteux voit la lumière au bout du tunnel

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Martin Coiteux s'est montré encouragé par l'ouverture des syndicats, qui permet d'accélérer les travaux.

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<p>Michel Corbeil</p>

(Québec) Les syndicats défendant les employés de l'État sont convoqués à un sprint de pourparlers pendant toute la fin de semaine. S'il est trop tôt pour parler d'entente, la cadence s'accélère, des mouvements se dessinent et, dans certains cas, des «politiques» se mêlent aux échanges pour renouveler les conventions collectives.

Après avoir déclaré il y a 10 jours que les parties étaient «à des années-lumière» d'un accord, le président du Conseil du trésor Martin Coiteux a laissé entendre aux médias qu'il voit maintenant «un peu comme Mme Louise Chabot [la présidente de la CSQ], la lumière au bout du tunnel» des négociations.

Le meneur de jeu pour le gouvernement a discuté du sujet à un conseil des ministres spécial, en après-midi. Aux médias, il a brossé «l'état des lieux dans les négociations». Il s'est fait muet sur tout détail ayant trait «à l'intensification» des échanges et à tout «rapprochement».

M. Coiteux a vanté «une attitude plus positive» de la partie syndicale et des membres du gouvernement ont fait écho à des «avancées significatives». Son leitmotiv demeure le même : une entente négociée, sans compromettre l'équilibre budgétaire et «sans piger davantage dans les poches des contribuables».

Le téléphone des négociateurs a sonné pour les appeler à des rencontres à la table centrale comme à la cinquantaine de tables sectorielles, ont confirmé les syndicats. C'est la première fois depuis le début de la ronde de pourparlers, lancée en janvier, que les échanges ont lieu pendant la fin de semaine.

Autre signal, un élu de la Fédération des syndicats de l'enseignement (FSE) est assis à la table des pourparlers depuis hier. La FSE ne délègue pas de politique tant que les pourparlers sont à un stade exploratoire.

Volonté

«On sent une réelle volonté de négocier», ont fait valoir plusieurs porte-parole du Front commun regroupant les centrales comme la FTQ et la CSN et des syndicats comme le Syndicat de la fonction publique du Québec. D'autant que plusieurs ont déploré qu'il y ait eu de longues périodes où les tractations se limitaient à une seule dans la semaine.

Un de nos interlocuteurs y a vu le résultat de la stratégie du Front commun syndical, qui regroupe l'essentiel des 550 000 employés de l'État. Il a attribué le recours au blitz de négociations par Québec à la tenue récente de grèves régionales tournantes. Si les pourparlers piétinent, le Front appellera au débrayage général, le 9 décembre, un atout pour faire pression, a-t-on insisté.

Les syndicats prennent au sérieux l'accélération des négociations. En entrevue à Radio-Canada, Régine Laurent, qui dirige la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec, a fait savoir «qu'au moins, nous sommes en train de discuter de solutions». Les salaires et l'organisation du travail sont au coeur des échanges.

La Fédération des syndicats de l'enseignement a présenté en matinée une nouvelle proposition au nom de ses 65 000 adhérents. Sa présidente Josée Scalabrini a souligné qu'elle ne saurait signer un contrat de travail «sans réinvestissement dans les services aux élèves» et «sans allègement de la tâche» des professeurs.

Peu s'attendent à un règlement rapide. La menace d'une loi spéciale pour imposer un règlement demeure. Les écueils sont encore importants.

Une source a mentionné que l'âge de la retraite, que Québec veut porter de 61 à 62 ans, à compter de 2019, représente «un os» dans le processus. Aux tables sectorielles, de nombreux fronts sont à surveiller.

Ainsi, pour les enseignants, la question du ratio «maître-élèves» est toujours en suspens. Chez les infirmières, par exemple, les syndicats veulent augmenter le pourcentage de titulaires de postes à temps plein. Ils tentent de bonifier des primes, comme celles liées à l'éloignement ou à des tâches réalisées par certains groupes d'infirmières.

Les syndicats contestent aussi les offres salariales de Québec : soit un gel de salaire pour la première et la dernière année d'un contrat de travail de cinq ans; une hausse de 1 % pour les trois autres années, mais une bonification de la rémunération de 2,3 % par un exercice de relativité salariale bénéficiant à la majorité des syndiqués, en 2019-2020. La proposition syndicale : un relèvement minimal de 7,5 % pour une convention collective de trois ans.

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