Seul le pétrole destiné au Québec devrait transiter ici, dit l'opposition

Le projet de Chaleur Terminals d'exporter du pétrole... (Photothèque Le Soleil)

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Le projet de Chaleur Terminals d'exporter du pétrole de l'Ouest canadien par le port de Belledune (photo) en empruntant le chemin de fer inquiète plusieurs élus dans l'Est-du-Québec.

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<p>Michel Corbeil</p>

(Québec) Le Parti québécois (PQ) et Québec solidaire (QS) se sont alliés à une coalition de citoyens pour laisser entendre que le seul pétrole qui peut être transporté au Québec est celui destiné à satisfaire les besoins de la province.

Le PQ et QS ont mis de côté leurs différends politiques de côté pour inviter à l'Assemblée nationale des membres et sympathisants du groupe à l'origine de la pétition «Non à une marée noire dans la Saint-Laurent». Ceux-ci s'opposent «au passage par train, sur son territoire, de produits pétroliers voués à l'exportation».

La sortie s'est orchestrée pour dénoncer le projet Chaleur Terminals, qui consiste à amener par rail du pétrole bitumineux de l'Ouest jusqu'au Nouveau-Brunswick en vue de l'exporter. Elle a rapidement débordé sur toutes les propositions pour acheminer des produits pétroliers canadiens vers l'étranger.

Pour Martine Ouellet, la députée péquiste de Vachon, l'idée pour Chaleur Terminals de faire transiter par rail des convois pétroliers, au rythme de 240 wagons par jour, à travers des villes comme Rimouski, Amqui et Montréal, «est dangereux». La solidaire Manon Massé a fait état de «transport de matières dangereuses [...] très inquiétant pour la sécurité, mais aussi pour la santé».

Pour Martine Ouellet, «que ce soit par pipeline, que ce soit par train, que ce soit par bateau», il n'y a pas de raison de laisser les promoteurs se servir des terres du Québec ou du fleuve pour vendre le pétrole hors du pays. Au sujet d'Énergie Est, l'oléoduc que veut aménager TransCanada, «est-ce que c'est juste au Québec qu'on va être assez bonasse pour accepter un projet qui est dangereux» et sans retombées directes ici? a poursuivi la députée de Vachon.

Train ou oléoduc?

Aucun des participants au point de presse n'a voulu dire si d'autres moyens de transport des hydrocarbures sont plus sécuritaires que le train. Stéphane Poirier, du groupe Tache d'huile, s'y est refusé. «Train ou oléoduc, pour nous, c'est un faux débat. Il faut plutôt se dire [si nous voulons] que le Québec devienne une simple autoroute d'exportation.»

Toutes les interventions ont porté sur les objections relativement à l'expédition outre-mer du pétrole bitumineux. Tous les porte-parole ont esquivé la question lorsqu'ils se sont fait demander s'il n'y a d'acceptabilité sociale et économique que pour le transport des produits pétroliers répondant à la consommation québécoise.

La péquiste Martine Ouellet a insisté sur la nécessité pour le Québec de miser «sur notre électricité verte» et de mettre le cap sur la diminution du transport et de la consommation du pétrole. Sur ce point, elle s'est dite «réaliste» pour y parvenir.

La députée de Québec solidaire Manon Massé a soutenu qu'il fait s'assurer que le transport de pétrole est le plus sécuritaire possible. «Faisons surtout en sorte que, d'ici 5, 10, 15 ans, on n'en ait plus besoin.»

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