Justin Trudeau reçu en vedette à Manille

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Des dizaines de personnes ont acclamé le nouveau premier ministre canadien alors qu'il tentait de se faufiler vers la sortie, au terme du sommet de la Coopération économique Asie-Pacifique à Manille.

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Mike Blanchfield
La Presse Canadienne
Manille

Justin Trudeau a conclu son premier séjour à l'étranger, jeudi au sommet de la Coopération économique Asie-Pacifique à Manille, aux Philippines, où il a été accueilli comme une vedette.

Des dizaines de personnes ont acclamé le nouveau premier ministre canadien alors qu'il tentait de se faufiler vers la sortie. Des caméras de télévision, des micros et des téléphones cellulaires envahissaient M. Trudeau, entouré de ses gardes de sécurité, qui assistaient à la scène, impassibles.

L'homme qui était sous les projecteurs espérait que son passage à l'étranger puisse souligner la contribution que souhaite apporter le Canada sur le plan international. «Je suis ravi que le Canada ait un peu plus d'attention maintenant, parce que ça nous donne l'occasion de souligner les enjeux importants pour nous», a-t-il affirmé lorsque les journalistes l'ont questionné sur son statut de célébrité.

«Nous prenons cet intérêt et nous allons convertir cela en substance», a-t-il ajouté.

Justin Trudeau à Manille

M. Trudeau a beaucoup discuté pendant ce sommet de l'importance, pour le Canada, de revenir au premier plan de la lutte contre les changements climatiques.

Plus tôt, jeudi, cette position lui a valu de bons mots de la part du président américain Barack Obama. «Il y aura un processus compliqué et cahoteux partout dans le monde, mais je suis confiant qu'on peut y arriver. Le fait que nous ayons maintenant un très solide partenaire avec le Canada pour nous aider à fixer des règles internationales quant à notre approche [sur cet enjeu], je crois que ce sera extraordinairement utile», a déclaré le président Obama.

Pression sur le PTP

Mais le président américain a mis de la pression sur M. Trudeau sur un enjeu - l'accord de Partenariat transpacifique (PTP). M. Obama a soutenu que les États-Unis et le Canada «seraient bientôt signataires» de l'entente commerciale.

Justin Trudeau a répété qu'il voulait consulter les Canadiens et le Parlement avant de ratifier le PTP, un accord entre 12 pays qui aurait une portée considérable. Le président américain a toutefois exprimé son souhait de procéder rapidement.

«Il est clair selon les remarques du président qu'il tente de guider le premier ministre vers l'entrée du PTP», a remarqué Fen Hampson, qui dirige le programme de politiques et de sécurité au Centre de la gouvernance internationale en innovation.

Barack Obama a fait ce commentaire après sa première rencontre bilatérale formelle avec Justin Trudeau au dernier jour du sommet. L'entretien de 23 minutes a permis aux deux dirigeants d'aborder un éventail de sujets, dont la lutte contre l'extrémisme, la crise des réfugiés et l'économie.

M. Trudeau a réitéré son intention de retirer les avions chasseurs canadiens de la coalition internationale contre le groupe armé État islamique en Syrie et en Irak. Le premier ministre canadien a toutefois souligné que le Canada «ferait plus que sa part» en augmentant son contingent de soldats canadiens qui entraînent les troupes locales.

Les deux politiciens semblaient bien s'entendre et le président Obama a invité M. Trudeau à le visiter à Washington au début de l'année prochaine, ajoutant que sa femme Michelle apprécierait rencontrer la «nouvelle première dame du Canada», Sophie Grégoire. M. Obama a ajouté que le jeune politicien de 43 ans insufflerait un vent d'énergie et de réformes dans le paysage politique canadien.

MM. Obama et Trudeau ne semblaient pas cultiver d'animosité sur le dossier de l'oléoduc Keystone XL - le projet, qui prévoyait acheminer le pétrole albertain vers les États-Unis, a été refusé par le président pour des raisons environnementales.

«Le Canada n'en a pas fait assez sur le front environnemental. Nous comprenons en tant que gouvernement qu'il ne doit pas y avoir un choix entre ce qui est bon pour l'environnement et bon pour l'économie», a affirmé M. Trudeau.

Le président Obama n'a pas voulu critiquer davantage les sables bitumineux de l'Alberta comme il l'a fait dans les derniers mois, mais il a rappelé que tous les pays devaient assurer la transition d'une société basée sur le carbone vers une société dotée d'énergies vertes - dont le Canada et les États-Unis, deux importants producteurs de pétrole et de gaz.

«Je crois que nous devons reconnaître que, si nous voulons conserver cette planète pour nos enfants et nos petits-enfants, nous devrons faire un virage pour nous éloigner des sources d'énergie émettant des gaz à effets de serre», a-t-il expliqué.

«Je m'attends à ce que le Canada passe à travers ces mêmes débats comme nous le faisons», a-t-il conclu.

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