Couillard voit le résultat des partielles comme un appui à ses politiques

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Le premier ministre Philippe Couillard, alors qu'il répond à une question de l'opposition à l'Assemblée nationale, mardi.

La Presse Canadienne, Clément Allard

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<p>Michel Corbeil</p>

(Québec) Le premier ministre Philippe Couillard voit dans le résultat des élections partielles, où son parti a remporté trois des quatre circonscriptions à l'enjeu, l'approbation de ses politiques de rigueur budgétaire par la population.

Le chef du gouvernement s'est amené au caucus libéral, flanqué des trois nouveaux membres de son aile parlementaire. Lundi, Dominique Anglade l'a emporté dans Saint-Henri-Sainte-Anne; Monique Sauvé, dans Fabre; Paul Busque, dans Beauce-Sud.

«Les Québécois savent et comprennent ce que nous devons traverser», a-t-il répondu aux journalistes en insistant que son équipe mise «sur la discipline budgétaire, non pas l'austérité. Nous continuons d'augmenter les dépenses publiques, d'investir dans les infrastructures. Ils [les Québécois] connaissent et comprennent que nous devons le faire pour retrouver [une marge de manoeuvre] pour investir en éducation, en santé ou pour développer notre économie, a poursuivi M. Couillard. La majorité des gens le comprennent.»

Le chef du gouvernement s'est abstenu de faire une allusion directe aux négociations avec les employés de l'État à qui il offre trois hausses de salaire de 1 % par an et deux années de gel salarial.

Philippe Couillard s'est réjoui de la seconde place que sa candidate Karine Otis a obtenue dans la circonscription de René-Lévesque remportée le péquiste Martin Ouellet. Il n'a accordé aucune importance au fait que la porte-couleur libérale dans Fabre a vu sa part de suffrages diminuer par rapport à 2014. «À la fin de la journée, on a remporté l'élection avec un bon pourcentage de voix», a-t-il tranché.

Deux chefs, deux réactions

Les chefs des deux principaux partis formant l'opposition ont eu des réactions diamétralement opposées. Pierre Karl Péladeau s'est présenté tout sourire, fier d'une victoire et de deux secondes places pour ses candidats. François Legault, le grand perdant de la soirée, n'a pu identifier un seul aspect positif pour ces scrutins complémentaires.

Le meneur du Parti québécois s'est réjoui des résultats des partielles. Malgré que le PQ a eu un score de misère (7,46 %) dans Beauce-Sud, «nous avons fait très bonne figure et amélioré nos scores dans deux circonscriptions tout en gardant une circonscription historiquement représentée par le Parti québécois de René Lévesque».

M. Péladeau a refusé de voir dans le soutien obtenu par les libéraux quelque appui que ce soit aux politiques gouvernementales. Il a évité de commenter l'hypothèse voulant que la division du vote souverainiste a coûté au PQ la circonscription Saint-Henri-Sainte-Anne. La libérale y a obtenu 39 % des votes tandis que les candidats souverainistes en recevaient 51 %, soit 30 % pour le PQ et 21 % pour Québec solidaire.

Le chef de la Coalition avenir Québec a affiché sa grande déception. Dans Beauce-Sud, où la CAQ entretenait des espoirs de gain, la CAQ a reçu deux fois moins de suffrages que le vainqueur libéral. Dans Sainte-Henri-Sainte-Anne et René-Lévesque, le parti a reçu moins de 6 % des suffrages.

Pour François Legault, il n'y a rien de positif à retenir de l'exercice démocratique de lundi. «C'est un échec pour toute la démocratie, pour toute la classe politique. [La population] n'a pas livré un message [d'appui aux politiques] de Philippe Couillard, mais un message d'indifférence et de cynisme.

«Il a choisi de déclencher les partielles en pleine campagne électorale fédérale.» Résultat : à peine 20 % des électeurs se sont présentés aux urnes dans les deux circonscriptions urbaines et environ 40 % dans les deux autres.

Selon M. Legault, le faible appui aux caquistes découle aussi du fait qu'outre la tenue du scrutin canadien, les feux de l'actualité étaient tournés vers la course à la succession du PQ remportée par M. Péladeau. Ce qui a plongé la CAQ dans un black-out pendant plusieurs mois, a-t-il laissé tomber.

Le député de Québec solidaire Amir Khadir n'a pas manqué de se féliciter de la troisième place de son parti dans Saint-Henri-Sainte-Anne, avec 20 % des voix. Il a accusé Philippe Couillard de prétendre que «la population appuie [sa] politique d'austérité et de coupures, c'est fallacieux. Ils gagnent leurs élections en lançant des campagnes électorales en plein milieu d'une autre campagne pour décourager la participation populaire.

«On constate qu'ils obtiennent, dans le meilleur des cas, moins que 50 % de l'appui de ceux qui vont s'exprimer. D'autant plus qu'ils gagnent leurs élections avec de l'argent acquis par fraude. C'est de l'argent frauduleux que le Parti libéral utilise pour gagner ses élections fois après fois.»

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