Le virage nationaliste de la CAQ difficile à suivre, dit Péladeau

Pierre Karl Péladeau... (Bernard Brault, Archives La Presse)

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Pierre Karl Péladeau

Bernard Brault, Archives La Presse

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<p>Michel Corbeil</p>

(Québec) Pierre Karl Péladeau trouve que son adversaire caquiste François Legault est «difficile à suivre» avec son virage nationaliste s'appuyant sur une ambitieuse ronde de négociations constitutionnelles.

Le chef du Parti québécois a fait part de cette réaction par une publication qui est apparue sur sa page Facebook, très tôt lundi. Il y reprend ce qu'il a exprimé, lors de sa participation à un colloque sur l'indépendance, dimanche, à Longueuil, dans la région de Montréal.

Dans Internet, le leader du PQ revient sur le conseil national où François Legault a campé la CAQ comme une formation résolument nationaliste, mais ancrée dans le Canada. Au pouvoir, ce parti veut négocier des changements à la Constitution pour obtenir de nouveaux pouvoirs pour le Québec, dans une dizaine de dossiers.

M. Péladeau commence par se réjouir que son vis-à-vis à la Coalition avenir Québec «considère finalement que le statu quo constitutionnel est inacceptable. Toutefois, j'ai de la misère à le suivre.»

En entrevue, dimanche, il a laissé entendre qu'il ne craint pas que la nouvelle plate-forme de la CAQ puisse détourner les nationalistes de sa formation. «Je trouve problématique le fait qu'il [M. Legault] a changé [d'idées] plusieurs fois, au cours des derniers mois. Par le passé, il considérait que de nouveaux arrangements constitutionnels étaient impossibles à obtenir.»

Sur Facebook, Pierre Karl Péladeau s'interroge sur le réalisme de la démarche caquiste. «Est-il sérieusement possible de penser que les autres provinces canadiennes accepteront que ces droits soient uniquement octroyés au Québec? [...] La pensée magique des dirigeants de la CAQ me laisse sceptique et perplexe.»

Lors du rassemblement de ses militants, François Legault a indiqué que les pouvoirs et les fonds qu'il veut rapatrier représentent au moins 15 milliards $. Sa démarche est recevable parce que «pragmatique», réalisée par étapes, a-t-il dit. «Contrairement à ce qui s'est fait par le passé, on n'attendra pas le grand soir [...] pour tout régler dans une seule réunion.»

Aux yeux du chef du Parti québécois, pour Ottawa, accepter les requêtes que défendra la CAQ, si elle prend le pouvoir, en 2018, «équivaudrait à une démission de ses prérogatives. [...] Ce serait illusoire de penser que cela peut fonctionner, surtout que le premier ministre Justin Trudeau a clairement fermé la porte à des modifications constitutionnelles.»

En mêlée de presse, Pierre Karl Péladeau a réitéré le crédo de sa formation souverainiste. «Le Parti québécois a toujours été un parti pour l'autodétermination de cette nation. Il va continuer de le demeurer.»

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