Le CALAS de Charlevoix salue la sortie de la députée Simard

La députée libérale Caroline Simard.... (PHOTO PATRICE LAROCHE, LE SOLEIL)

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La députée libérale Caroline Simard.

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(Québec) Le Centre d'aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel (CALAS) de Charlevoix considère comme un «geste porteur» la décision de la députée Caroline Simard de dénoncer l'attouchement à caractère sexuel dont elle a été victime, vendredi. Quant à la suite des choses, comme la décision de porter plainte ou non, c'est une décision qui lui revient.

«L'important, c'est de dénoncer. Ça envoie un message clair que les femmes sont tannées de subir ce genre d'agression sans qu'il y ait des conséquences, sinon elles vont se poursuivre en toute impunité», explique Line Duplain, coordonnatrice intervenante au CALAS, un organisme basé à La Malbaie, qui vient en aide chaque année à une trentaine de femmes victimes d'agressions à connotation sexuelle.

Pour Mme Duplain, les attouchements subis par la députée, de la part d'un homme d'affaires ivre, qui lui aurait saisi un sein en voulant se faire prendre en photo avec elle, démontrent que les agressions peuvent survenir «n'importe où, n'importe quand», peu importe le statut professionnel de la victime. «C'est ça, la réalité des agressions sexuelles.»

Lundi matin, Mme Simard n'a voulu émettre aucun commentaire, à la suite d'une conférence de presse sur le patrimoine bâti, à la maison Vézina, à Boischatel. La députée de Charlevoix-Côte-de-Beaupré à l'Assemblée nationale a indiqué qu'elle réagirait «en temps et lieu». Aucun communiqué n'avait encore été mis en fin de journée.

«Nous respectons son choix. Si elle préfère en rester là, c'est correct, poursuit Mme Duplain. C'est qu'elle qui doit dealer avec ce qu'elle a subi. Elle n'est pas obligée de porter plainte, surtout quand on sait que le processus judiciaire peut être long et difficile. C'est quelque chose de très personnel. De toute façon, peu importe ce qu'elle fait, elle va devoir vivre avec les critiques.»

L'intervenante de la CALAS déplore le manque de ressources aux organismes comme le sien afin de faire de la sensibilisation auprès des hommes qui, trop souvent, voient les femmes comme des «objets sexuels», à travers le prisme déformant des vidéos. «Le jour où l'égalité existera vraiment, il n'y aura plus d'agression sexuelle.

Disgracieux

De son côté, la Chambre de commerce de Charlevoix considère «disgracieux et inacceptables» les attouchements dont a été victime vendredi la députée de la part d'un «homme d'affaires en état d'ébriété».

«Bien qu'il s'agisse d'un acte isolé, la Chambre de Commerce déplore le discrédit qu'un tel évènement jette sur l'ensemble de la communauté d'affaires de la région», indique l'organisme dans un communiqué.

«Nous sommes en 2015. Il est inconcevable que les femmes aient à subir ce genre de comportement. Cet homme devrait minimalement s'excuser auprès de madame Simard et de l'ensemble de la communauté d'affaires dont il a entaché la réputation», soutient le président de la Chambre, Julien Dufour, qui considère que «la suite des choses appartient» à la représentante libérale.

L'«incident», tel que qualifié par l'attaché de presse de la députée, Philippe Lavoie, serait survenu vendredi soir, à l'occasion d'un cocktail dînatoire tenue à l'Hôtel Le Germain Charlevoix, à Baie-Saint-Paul. Lors d'une séance photo, un homme d'affaires «très bien connu» lui aurait touché «directement un sein, sans aucune ambiguïté».

La députée a réagi vivement le lendemain matin sur sa page Facebook, écrivant que l'homme avait du «culot», qu'il ne s'était «jamais excuser» et qu'il «avait OSER me dire avec un sourire après l'«incident» qu'il connaît ma mère!!, comme si ça lui donnait la permission... (je m'arrête ici).»

La députée, adjointe parlementaire du premier ministre Philippe Couillard, est responsable des volets jeunesse, petite enfance et lutte contre l'intimidation dans l'administration libérale.

Hier soir, à l'Hôtel Le Germain Charlevoix, avait lieu le cocktail dînatoire au profit du Musée d'art contemporain de...

Publié par Caroline Simard sur 7 novembre 2015
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