Legault défend le réalisme de son plan

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François Legault rejette l'idée que ses demandes pour obtenir davantage de pouvoirs et d'argent pour le Québec sont irrecevables par Ottawa.

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<p>Michel Corbeil</p>

(Laval) Le chef de la CAQ, François Legault, rejette l'idée que ses demandes pour obtenir davantage de pouvoirs et d'argent pour le Québec sont irrecevables par Ottawa parce que trop nombreuses, trop chères, trop proches des questions constitutionnelles.

En point de presse clôturant le Conseil général de sa formation politique, M. Legault a notamment présenté comme réaliste la requête pour remettre au Québec tous les budgets dont Chantiers Canada dispose.

Au journaliste qui lui a suggéré que ce programme est utilisé par les politiciens fédéraux pour se donner de la visibilité, le leader caquiste a plaidé qu'Ottawa s'inclinera devant une requête qui serait endossée par une majorité de Québécois. La clé est de rassembler les nationalistes, ce qu'il se propose de faire avec la CAQ.

De la même façon, il ne voit pas d'objections de fond que pourrait soulever le premier ministre canadien Justin Trudeau à redonner au Québec les budgets des organismes qu'il subventionne en culture. «Avec nos propositions, le fédéral peut garder Patrimoine Canada», a-t-il nuancé, dont évidemment Radio-Canada.

Au total, financement des nouvelles compétences revendiquées par la CAQ et rapatriement de points d'impôt sont une affaire d'au moins une quinzaine de milliards de dollars, a-t-il concédé. Il en fait une question de logique. «Pourquoi les Québécois seraient obligés d'envoyer l'argent à Ottawa puis, ensuite, être dépendants» de chèques signés par le gouvernement fédéral?

Une approche pragmatique

Pour François Legault, la CAQ s'appuiera sur une approche pragmatique. Elle sera jalonnée d'ententes administratives, de négociations constitutionnelles bilatérales, de pourparlers multilatéraux et d'accords réclamant l'unanimité des gouvernements fédéral et provinciaux.

«Contrairement à ce qui s'est fait dans le passé, on n'attendra pas le grand soir, les grandes manoeuvres, pour tout régler dans une seule réunion. [Ce sera fait] de façon progressive.»

Il refuse d'envisager à l'avance un blocage. «Le Québec a déjà fait des gains», a-t-il dit en donnant comme exemples la possibilité de la province de choisir 70 % de ses immigrants et la création des commissions scolaires linguistiques.

M. Legault a dit ne pas exclure de réaliser tous les gains qu'il vise dans un premier mandat. «À la fin de la démarche», lorsque l'ensemble des tractations constitutionnelles sera terminé, a-t-il mentionné, la population se prononcera, tout probablement par référendum.

Les revendications, mises de l'avant dans une déclaration qu'il veut solennelle, ne vont pas aussi loin que celles du rapport Allaire. Au début de la décennie 1990, ce rapport a provoqué un schisme au Parti libéral du Québec et amené la création de l'Action démocratique du Québec.

Selon un organisateur de la CAQ, ce qui y était prôné, équivalait à «déshabiller Ottawa» en revendiquant que tous les pouvoirs résiduaires (non prévus) dans la Constitution soient remis aux provinces. La déclaration lancée par la Coalition laisse essentiellement à Ottawa la politique monétaire et économique, la Défense, les Affaires extérieures et la Justice. Les militants de la CAQ seront consultés d'ici l'automne 2016 pour l'amender et la bonifier.

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