La CAQ dévoile un nouveau logo avec un document plein de fautes

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Patrice Bergeron
La Presse Canadienne
Laval

La CAQ veut refaire son image en changeant son logo, mais son dévoilement a été entaché samedi: son document de présentation était truffé de fautes.

Pour symboliser son nouveau virage nationaliste, le parti renonce à sa mosaïque éclatée multicolore qui l'identifiait depuis sa fondation en 2011.

Le nouveau logo bleu reprenant simplement l'acronyme CAQ a été présenté aux militants, au conseil général de la formation qui se tient à Laval en fin de semaine.

Or, dans le document de présentation du logo transmis aux médias intitulé «Un Québec ambitieux», le logo est décrit comme suit, rien de moins:

«Notre logo est un accronyme [sic] de Coalition avenir Québec, dessiné dans un style classique évoquant la force et la détermination que nous avons bâti [sic] depuis 2011. Simple et puissant à la fois, le logo reflète parfaitement l'image de l'ambition et de l'espoir que nous avons pour un Québec plus moderne qui inspire confiance auprès de tous les citoyens tout en demeurant ambitieux et ouverts [sic] sur le monde.»

Plus loin on peut lire : «Bien qu'il soit un simple logo, nous devons traiter gentiment [sic]. Les pages suivantes couvrent l'utilisation correcte pour assurer le logo [sic] regarde toujours son meilleur [sic].»

Ou encore, autre passage: «Brandon grotesque est notre police. Nous l'utilisons dans les 6 graisses [sic] quelle [sic] propose.»

En point de presse pour expliquer la nouvelle image du parti, le président de la CAQ, Stéphane Le Bouyonnec, a été questionné par les journalistes sur les coquilles du document et a dit qu'il n'était pas au courant des problèmes.

«Il peut y avoir des erreurs de cette nature. Ce n'est pas impossible, mais cela me surprend. Je suis un peu pris par surprise par ce commentaire.»

Il a dit que c'était «intéressant» et qu'il allait faire enquête.

Un porte-parole de la CAQ est venu par la suite défendre le parti. Ce n'est pas un document officiel de la CAQ, a-t-il insisté. Le fichier en question ne devait pas se retrouver sur la clé USB remise aux représentants des médias, a-t-il poursuivi.

Le document est par ailleurs candide sur les ambitions et les problèmes du parti. «La CAQ est respectée pour ses idées mais a de la difficulté à inspirer. Pour une majorité de Québécoises et de Québécois, il encore difficile d'imaginer la CAQ au pouvoir. Le parti doit passer d'une position de troisième joueur efficace à celle d'un parti hautement différencié (sic) et capable de gouverner dans les coeurs et les esprits des familles et travailleurs du Québec.»

Le logo décline simplement l'acronyme du parti, CAQ, en majuscules, en cyan, un bleu clair, avec une fleur de lys schématisée dans l'ovale du Q. Le Q a la forme d'une bulle de communication.

Stéphane Le Bouyonnec a affirmé qu'il était nécessaire de changer l'ancien logo éclaté parce que le parti n'est plus une coalition, même s'il s'appelle encore «Coalition».

«C'est la fin des ex-, le début de la CAQ, nous sommes tous des caquistes. Nous abandonnons un peu le nom long que nous avions.»

Le bleu signifie que le parti prend une position «résolument autonomiste, nationaliste, non souverainiste», a-t-il indiqué.

Le parti fera d'ailleurs connaître sa nouvelle position constitutionnelle dimanche.

Ce conseil général prend des allures de nouveau départ, après une année particulièrement pénible pour la CAQ. La course à la direction du PQ et l'élection de Pierre Karl Péladeau à sa tête a jeté de l'ombre sur le parti de François Legault.

La CAQ a aussi encaissé le départ de Gérard Deltell - qui a fait le saut au fédéral - pour ensuite perdre la circonscription qu'il détenait, Chauveau, dans une défaite cuisante aux mains du Parti libéral.

Enfin, la députée d'Arthabaska, Sylvie Roy, a claqué la porte en août, prétextant des désaccords fondamentaux avec son chef, qui lui a pour sa part reproché des problèmes de comportement.

Même François Legault a reconnu que son parti était forcé par ses adversaires de se jeter dans le débat sur la question nationale, lui qui a pourtant toujours plaidé pour une trêve de 10 ans sur cet enjeu.

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