Rona Ambrose à la barre du Parti conservateur

Rona Ambrose, députée de l'Alberta et ex-ministre de... (Archives La Presse Canadienne)

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Rona Ambrose, députée de l'Alberta et ex-ministre de la Santé, aura pour tâche de reconstruire le parti en vue d'une course à la direction plus formelle.

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La Presse Canadienne
Ottawa

La députée albertaine Rona Ambrose succède au chef conservateur Stephen Harper à la barre du Parti conservateur. Elle assurera l'intérim en attendant l'élection d'un chef permanent.

Le caucus conservateur lui a confié jeudi la responsabilité de redonner un nouvel élan au parti, qui a été relégué aux banquettes de l'opposition officielle à Ottawa le 19 octobre dernier.

«Je suis extrêmement fière d'être la nouvelle leader de l'opposition», a lancé Mme Ambrose au cours d'un bref point de presse à l'issue de sa victoire.

Celle qui a été notamment titulaire des ministères de la Santé, de l'Environnement ou encore de la Condition féminine a promis dans un français hésitant de diriger une formation d'opposition «efficace, constructive, optimiste, confiante».

Plusieurs députés du Québec considéraient le bilinguisme comme un critère d'embauche assez important. À l'issue de la réunion du caucus, ils ont tous plaidé que la députée albertaine maîtrisait le français, même si cette dernière ne parle pas couramment la langue.

«J'ai eu des conversations en français avec Mme Ambrose, et c'est sûr que lorsque vous parlez seul à seul, ce n'est pas comme parler devant la faune journalistique», a soutenu le député Gérard Deltell.

«Son français est bon. Il n'est pas aussi bon que son portugais ni aussi bon que son anglais, mais il est bon. Il y a peut-être place à une petite amélioration», a pour sa part affirmé Maxime Bernier, qui a été réélu pour une quatrième fois consécutive en Beauce.

Le caucus conservateur a pris «une bonne décision» en confiant à Rona Ambrose les rênes de la formation, a-t-il dit: «Elle a de l'expérience dans l'opposition, de l'expérience en tant que ministre, donc pour nous, c'est un excellent choix, on est très heureux.»

Les députés du Québec avaient «comme premier choix Denis Lebel, évidemment», mais «le choix de Mme Ambrose est excellent», a quant à lui affirmé le nouveau venu Pierre-Paul Hus à la sortie de la rencontre, au cours de laquelle Stephen Harper a prononcé un discours.

Selon le récit qu'en ont fait quelques députés conservateurs, l'ancien premier ministre a réitéré qu'il prenait la responsabilité pour la défaite. M. Harper, qui était entré par une porte située à l'arrière du parlement, est reparti après son discours sans s'adresser aux journalistes.

Depuis le revers du 19 octobre, plusieurs députés réélus ou défaits ont formulé l'hypothèse que la façon dont le «message conservateur» était communiqué avait nui au parti, que le ton était trop négatif ou partisan.

Lorsqu'on a demandé à Mme Ambrose comment pourrait s'opérer le changement de ton, elle est demeurée évasive. «Eh bien, je suis ici. Je ne suis pas certaine si c'est le reflet qu'on a un nouveau ton, mais mes collègues m'ont choisie et ils m'ont fait confiance», a-t-elle offert.

La nouvelle dirigeante intérimaire du Parti conservateur a tenu à féliciter le premier ministre Justin Trudeau et ses troupes pour leur victoire. «Je suis impatiente de travailler avec lui et avec (Thomas) Mulcair et tous les députés de la Chambre des communes», a-t-elle déclaré.

Le poste de chef de l'opposition - même intérimaire - comporte ses avantages: il est accompagné d'une augmentation salariale de 80 100 $, d'une voiture de fonction avec chauffeur et des clés de Stornoway, la résidence officielle du leader de l'opposition à Ottawa.

C'est donc Rona Ambrose qui aura droit à tout cela, ayant été préférée aux candidats Diane Finley, Candice Bergen, Rob Nicholson, Erin O'Toole, Mike Lake, ainsi que le duo Denis Lebel-Michelle Rempel.

Maintenant qu'ils ont franchi l'étape d'élire un chef intérimaire, les conservateurs consacreront certaines de leurs énergies à tenter de comprendre ce qui a mené à leur défaite le 19 octobre dernier.

«Le Parti conservateur nous a dit qu'il allait faire des consultations avec le caucus, avec les gens défaits, avec nos membres à travers le Canada et après ça on va avoir le rapport, le rapport va être public», a affirmé Maxime Bernier.

Mais pendant ce temps, on pensera déjà à une autre élection - celle du chef qui remplacera Stephen Harper de façon permanente à la direction du Parti conservateur. La date de cette élection n'a pas encore été fixée par l'exécutif national, mais ce ne serait pas pour demain.

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