Les conservateurs se réunissent pour élire un chef intérimaire

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Le chef démissionnaire Stephen Harper doit prendre la parole lors de cette rencontre du caucus conservateur.

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Mélanie Marquis
La Presse Canadienne
Ottawa

Les conservateurs se réunissent jeudi en caucus pour élire un successeur à Stephen Harper à la barre de leur parti.

Les candidats déclarés sont Diane Finley, Rona Ambrose, Candice Bergen, Rob Nicholson, Erin O'Toole, Mike Lake ainsi que le duo composé de Denis Lebel et Michelle Rempel.

Les prétendants au poste auront trois minutes pour s'adresser à leurs collègues et tenter de les convaincre qu'ils sont les mieux placés pour succéder à Stephen Harper, lequel a quitté son poste après la défaite électorale des conservateurs.

Le chef démissionnaire doit prendre la parole lors de cette rencontre du caucus conservateur.

Parmi les candidats à la direction intérimaire conservatrice, seuls Diane Finley et Denis Lebel maîtrisent adéquatement les deux langues officielles.

La plupart des députés conservateurs croisés jeudi dans le couloir à l'extérieur de la salle du caucus semblaient dire que le bilinguisme représentait une habileté souhaitable, mais pas une condition sine qua non.

«Je souhaiterais que la personne puisse s'exprimer idéalement en français, ce serait un prérequis», a expliqué Alain Rayes, disant avoir «un penchant» pour la candidature de Denis Lebel.

Mais le Parti conservateur a également besoin «de quelqu'un qui va être capable de rassembler le parti» et «permettre de donner une opposition qui est forte à l'équipe de Justin Trudeau», a ajouté le nouveau député de Richmond-Arthabaska.

La candidate Bergen considère que le chef intérimaire «pourra montrer aux Canadiens que nous pouvons changer, que nous ne sommes pas nécessairement restés bloqués dans nos vieilles façons de faire, mais que nous sommes résolument conservateurs».

Elle dit «ne pas nécessairement être en accord» avec l'idée que la maîtrise du français devrait être un prérequis pour le poste et plaide que le fait d'avoir un chef intérimaire adjoint du Québec pourrait pallier son unilinguisme.

Le Nouveau Parti démocratique (NPD), de son côté, a exhorté les conservateurs à confier les rênes du parti de façon intérimaire à un candidat qui maîtrise les deux langues officielles.

«Il est inconcevable, voire irrespectueux, de même songer à nommer un unilingue à cette fonction», a déclaré par voie de communiqué le député néo-démocrate de Trois-Rivières, Robert Aubin.

«Les francophones de partout au pays ont le droit d'avoir un chef de l'opposition officielle qui comprend et parle les deux langues officielles. La démocratie canadienne, ça se fait en français et en anglais», a-t-il poursuivi.

Droit de vote

Si les conservateurs respectent les dispositions de la Loi de 2014 instituant des réformes adoptée en juin, qu'avait mise de l'avant leur député d'arrière-ban Michael Chong, seuls les députés - et pas les sénateurs - auraient le droit de vote.

Cela va à l'encontre de la constitution du Parti conservateur du Canada (PCC), qui accorde aux sénateurs du caucus le droit d'élire le chef intérimaire. Il devrait donc y avoir un débat à ce sujet entre les membres du caucus.

Le poste de leader intérimaire a ses avantages: il s'accompagne d'une augmentation salariale de 80 100 $, une voiture de fonction ainsi qu'un chauffeur, et les clés de Stornoway, la résidence du chef de l'opposition officielle à Ottawa.

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