Budget du premier ministre sortant: les modalités toujours inconnues

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Le leader parlementaire Jean-Marc Fournier a convenu que l'actuel chef du gouvernement s'est engagé, il y a six mois, à revoir les modalités du programme.

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<p>Michel Corbeil</p>

(Québec) Le gouvernement Couillard n'est toujours pas en mesure d'annoncer comment il révisera le budget octroyé à un premier ministre sortant, budget qui a permis à Pauline Marois de financer le rapport de Dominique Payette sur la radio à Québec.

Le leader parlementaire Jean-Marc Fournier a convenu que l'actuel chef du gouvernement s'est engagé, il y a six mois, à revoir les modalités du programme. À l'époque, Philippe Couillard a prudemment fait savoir que la durée (trois ans) et les coûts (un budget de 200 000 $ par an) lui semblaient trop étendus.

Sur le parquet de l'Assemblée nationale, M. Fournier a réitéré «l'importance de garder les mesures de sécurité pour les premiers ministres qui sortent de fonction». Sur le programme comme tel, c'est le flou. Il n'a donné aucune indication sur les changements qui pourraient être apportés.

Corrections débutées

En Chambre et devant les journalistes, Jean-Marc Fournier s'est contenté de répondre que le travail pour les corrections a débuté, sans en préciser la nature. Les «privilèges» aux chefs de gouvernement partants seront revus par une loi portant sur le ministère du Conseil exécutif, a-t-il poursuivi en évitant aussi de donner toute précision sur les éléments qui seront affectés.

M. Fournier a été tout aussi vague sur la date visée pour les changements. «Je sais que vous souhaitez que ce soit avant Noël», a lancé le libéral à l'intention de la Coalition avenir Québec (CAQ) qui a soulevé la question. «C'est possible, comme c'est possible que ce ne soit pas le cas. Je ne peux m'engager à ça.»

La divulgation du document rédigé par Mme Payette, où l'universitaire affirme que les stations radiophoniques commerciales ont instauré dans la région un «régime de peur», «d'intimidation» et «de harcèlement psychologique», a donné l'occasion à la CAQ de demander au gouvernement où en est sa réflexion sur les changements à apporter.

Le député caquiste Benoît Charrette a soutenu que les Québécois ont été choqués lorsqu'ils ont appris, en mai, l'ampleur des sommes dépensées par ce programme. Le libéral Jean Charest a dépensé 370 000 $ en 22 mois et la péquiste Pauline Marois, 130 000 $ en huit mois, a-t-il dénoncé.

L'élu caquiste a soutenu que les 16 000 $ octroyés par Mme Marois «à une ancienne candidate péquiste [n'ont servi qu'à] réaliser une étude bidon qui ne fait rien de moins que le procès des radios». À son avis, cela illustre «le genre de dérives pouvant découler de règles qui ne sont pas suffisamment contraignantes».

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