Christian Paradis souhaite que les conservateurs tirent des leçons

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Christian Paradis quittera son siège de député de Mégantic-L'Érable mercredi.

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<p>Ian Bussières</p>

(Québec) Même s'il jure avoir été convaincu jusqu'à la fin que Stephen Harper obtiendrait un nouveau mandat le 19 octobre, le ministre Christian Paradis souhaite que les conservateurs tirent des leçons de la défaite électorale qui a ramené sur les banquettes de l'opposition le parti pour lequel il a siégé depuis 2006.

«Les gens demandent du changement. C'est ça, la politique, après 10 ans», a commenté M. Paradis en entrevue avec Le Soleil. «Mais la population n'a jamais tort et il faut tirer des leçons de ça», poursuit le député de Mégantic-L'Érable qui quittera son siège mercredi, lors de l'assermentation de son successeur, également conservateur, Luc Berthold.

Alors que le Parti conservateur est déjà à faire une évaluation de la campagne, Christian Paradis estime que la façon de communiquer constitue l'un des éléments majeurs sur lesquels il faut réfléchir. «C'est très important. Les choses évoluent. On ne peut pas communiquer en 2015 comme on le faisait en 2000-2006», indique celui qui s'établira bientôt à Montréal pour faire carrière dans le secteur privé.

Transparence

L'ancien ministre rappelle la façon dont Justin Trudeau et le Parti libéral ont mené leur campagne. «Il a fait une campagne positive durant laquelle il a parlé de transparence. Ce n'est pas que notre gestion n'était pas transparente, mais à cause de notre discipline plus serrée, elle pouvait sembler plus opaque», avoue-t-il.

Il indique avoir déjà abordé le sujet avec son collègue Jason Kenney. «Nous avons souvent discuté de ça en privé, Jason et moi, de la communication. Les choses évoluent et il faut que tu t'adaptes. Ça aurait pu se faire.»

À la lecture des résultats électoraux, Christian Paradis se console toutefois en constatant que la base de son parti demeure forte avec 99 sièges. «La base est là, mais ce qui te donne le pouvoir, ce sont les swing voters «électeurs indécis». Le congrès à la chefferie devrait aider à faire le brassage d'idées qui est devenu nécessaire.»

Pas dans la course

Christian Paradis jure qu'il ne fera pas partie de cette course à la direction. «J'avais une entente avec mon épouse comme de quoi je ne serais pas un politicien de carrière. J'ai trois enfants de 11, 13 et 14 ans et, même si je ferai probablement autant d'heures au privé, j'aurai un contrôle plus normal sur ma vie. Toutefois, je ne regrette rien, j'ai eu de beaux ministères, l'Agriculture, les Ressources naturelles, l'Industrie, les Affaires internationales, et je laisse ma circonscription en bonne santé.»

Il avoue cependant être très intéressé à savoir où le débat se transportera durant la course à la direction à venir. «Je sais où Jason [Kenny] et Maxime [Bernier] logent, alors on verra», affirme-t-il, mentionnant ses collègues députés de Calgary Midnapore et Beauce, à qui plusieurs prêtent des intentions de se lancer dans la mêlée.

«Tout le monde part à la même ligne de départ et il n'y a pas de chicanes de coulisses. Peut-être aussi qu'il y aura des candidats de l'extérieur, car le Parti conservateur est en bonne forme.»

Projets

Même s'il se retire de la politique active, M. Paradis demeurera membre du Parti conservateur et continue de croire que son parti est le seul à tenir compte des disparités régionales. «Nous sommes un parti de coalition. L'alternative, c'est le Parti libéral, un parti pannational qui prône le multiculturalisme et le mur-à-mur. Nous avons également réussi à maintenir la paix constitutionnelle avec une approche pragmatique.»

Quant à sa nouvelle vie, le ministre dit analyser plusieurs scénarios, qui n'incluent pas un retour à la pratique du droit, sa profession pendant près d'une décennie avant son entrée en politique. «Ça fait 10 ans que je n'ai pas pratiqué et je n'ai plus de clientèle. Mais il y a des scénarios qui se dessinent et qui sont très stimulants. J'ai l'intention d'utiliser le réseau que je me suis développé au niveau national et international», conclut-il.

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