Les Premières Nations attendent beaucoup de leur rencontre avec Couillard

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Le chef de l'Assemblée des Premières Nations du Québec et du Labrador, Ghislain Picard

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<p>Fanny Lévesque</p>
Fanny Lévesque

Collaboration spéciale

Le Soleil

(Sept-Îles) L'Assemblée des Premières Nations du Québec et du Labrador (APNQL) espère beaucoup de la rencontre prévue avec Philippe Couillard.

«On a des attentes qui sont extrêmement élevées», a affirmé au Soleil le chef de l'APNQL, Ghislain Picard, à la veille de l'entretien réclamé dans la foulée des révélations de femmes autochtones de Val-d'Or, qui allèguent avoir été victimes d'abus par des policiers de la Sûreté du Québec.

«Je pense que [ces attentes] sont à la mesure des attentes exprimées par nos communautés», a-t-il poursuivi au bout du fil. La priorité «numéro un» du leader autochtone sera sans contredit l'apport du soutien «approprié» aux femmes et aux familles de Val-d'Or, notamment «celles qui ont dénoncé», a affirmé M. Picard.

«Mais aussi de se tenir prêt si, peut-être, ça se répand à d'autres régions. On sait déjà qu'il y a eu des références à des cas sur la Côte-Nord», a indiqué le chef de l'APNQL. «Il faudra très certainement envisager des mesures pour répondre à ces cas-là également.» La semaine dernière, Le Soleil révélait l'histoire d'une Innue qui a allégué que sa soeur et elle ont été agressées par un policier à Schefferville, il y a 30 ans.

Une plainte impliquant la Sûreté du Québec et une autre Innue a aussi été déposée en lien avec des événements survenus à Schefferville, a confirmé le ministère de la Sécurité publique. «Personne aujourd'hui ne peut connaître l'étendue des plaintes qui pourraient être formulées. C'est difficile de faire une évaluation, mais il faudra s'ajuster», a ajouté M. Picard.

Nomination d'un observateur 

Philippe Couillard a fait savoir mardi que son gouvernement nommera une femme à titre d'observatrice indépendante de l'enquête menée par le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) sur les allégations de Val-d'Or. «Ça fait partie très certainement des souhaits que nous avons aussi», a soutenu le chef Picard. 

L'implication d'un «regard neutre» dans l'enquête viendrait rassurer les communautés, mais aussi les chefs autochtones, selon lui. «Les positions sont partagées. Il y a toujours cette crainte, cette absence de confiance, parce que ça demeure un corps policier qui enquête sur un autre corps policier.»

Ghislain Picard espère «une nomination conjointe», mais s'attend surtout à un «processus impartial». Même à quelques heures de la rencontre, M. Picard n'a pas voulu spéculer sur l'identité de l'observatrice ni si l'annonce aurait lieu après l'entretien. «Il est encore trop tôt pour confirmer quoi que ce soit.»

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