Modernisation de l'Assemblée nationale: 60 millions $ plutôt que 50

L'Assemblée nationale, à Québec... (Le Soleil, Erick Labbé)

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L'Assemblée nationale, à Québec

Le Soleil, Erick Labbé

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(Québec) Le grand projet de sécurisation et de mise aux normes de l'Assemblée nationale du Québec coûtera 60 millions $ plutôt que 50, selon l'évaluation finale présentée ces jours-ci aux députés des partis politiques.

À la demande du Soleil, le secrétaire général de l'Assemblée nationale, Michel Bonsaint, a accepté, mardi, de faire le point sur ce projet. Il l'a fait après avoir obtenu l'accord des représentants des partis siégeant au Bureau de l'Assemblée nationale, le conseil d'administration de l'institution.

Le projet a évolué depuis 14 mois, soit depuis que les premiers éléments ont été rendus publics dans les pages du Soleil. Ses contours ont été précisés. Des éléments ont dû être ajoutés, notamment dans la foulée de l'analyse de l'attaque survenue à la Chambre des communes à Ottawa il y a un an.

Des 60,5 millions $ désormais requis, 93 % seront consacrés à améliorer la sécurité des lieux et à l'accueil des visiteurs, ainsi qu'à la mise aux normes du bâtiment central, a expliqué M. Bonsaint.

Le reste, 7 %, ira à l'ajout de deux nouvelles salles réservées aux commissions parlementaires. La direction de l'Assemblée nationale et les partis politiques estiment qu'il faut en ajouter, les salles actuelles ne suffisant pas à la tâche ou n'étant pas toutes adéquates.

Cible potentielle

La direction du Parlement attend l'accord final des partis politiques avant d'aller de l'avant. Les travaux devraient s'échelonner du printemps prochain jusqu'au printemps 2019.

Un «centre de commandement unifié» serait aménagé dans un bâtiment à construire dans la cour intérieure de l'Hôtel du parlement.

L'accueil des 125 000 visiteurs annuels s'effectuera dans un nouveau pavillon qui sera construit en sous-sol, devant l'Hôtel du Parlement celui-là.

C'est également dans ce grand «pavillon d'accueil sécurisé» et sous-terrain que se trouveront les deux nouvelles salles consacrées aux commissions parlementaires. Un tunnel partira de cette zone pour se rendre à la bibliothèque de l'Assemblée nationale.

Le contexte mondial d'insécurité fait de l'Assemblée nationale, comme de n'importe quelle institution du genre, une cible potentielle, rappelle Michel Bonsaint.

«On n'en met pas plus qu'il en faut», assure-t-il.

Comme l'avait fait l'an dernier le président de l'Assemblée nationale Jacques Chagnon lorsqu'il avait été question du projet pour la première fois, le secrétaire général insiste pour dire que l'institution assume à même les fonds qui lui sont alloués tous les coûts et qu'elle ne réclamera aucun budget supplémentaire.

L'indépendance du «pouvoir législatif» par rapport au «pouvoir exécutif» - le gouvernement - permet à l'Assemblée nationale de garder pour elle les fonds qu'elle n'utilise pas.

La réflexion dans ce dossier a débuté il y a cinq ans. Depuis 1981, de très nombreux rapports ont pointé des failles sur le plan de la sécurité à l'Assemblée nationale.

Au palais de justice de Montréal, la mise en place d'arches de sécurité et l'instauration de diverses autres mesures ad hoc coûteront quelque 25 millions $.

Sur la colline parlementaire à Ottawa, la restauration et la rénovation de six édifices du Parlement du Canada et l'amélioration des dispositifs de sécurité devraient s'élever à quelque

3 milliards $.

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