Affaires autochtones: Trudeau a l'occasion de marquer l'histoire

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Robert-Falcon Ouellette, député de Winnipeg Centre, fait partie d'une liste de huit députés autochtones chez les libéraux.

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Mélanie Marquis
La Presse Canadienne
OTTAWA

Même si certains de ses candidats autochtones les plus en vue et l'Assemblée des Premières Nations (APN) ne l'exhortent pas à le faire, Justin Trudeau a une occasion sans précédent de confier pour la première fois de l'histoire du Canada à un député autochtone les rênes du ministère fédéral des Affaires autochtones.

Le premier ministre désigné, qui annoncera ce mercredi la composition de son conseil des ministres, a l'embarras du choix: huit des dix députés autochtones - un nombre record - qui ont été élus le 19 octobre dernier l'ont été sous la bannière libérale.

S'il puise dans ce bassin pour combler le poste de ministre des Affaires autochtones, il trouvera quelques ministrables, dont Jody Wilson-Raybould, ex-chef régionale de l'APN en Colombie-Britannique, et Robert-Falcon Ouellette, qui s'est fait remarquer lors de la course à la mairie de Winnipeg en 2014.

L'un comme l'autre se montre prudent lorsque vient le temps de spéculer sur ce que représenterait la nomination d'un premier Autochtone aux commandes de ce ministère, disant vouloir éviter de se prononcer sur les prises de décision du nouveau premier ministre.

M. Ouellette reconnaît que cela constituerait un «moment historique», mais il insiste néanmoins sur le fait que le plus important demeure de confier cette responsabilité à quelqu'un «qui comprend la situation et qui va être capable de prendre des actions concrètes assez rapidement».

Sa collègue britanno-colombienne Jody Wilson-Raybould abonde dans le même sens, suggérant au passage qu'un député autochtone bénéficierait possiblement «d'une familiarité en terme d'expérience qui pourrait profiter au portfolio».

Nommer un Autochtone à la tête de ce ministère ne devrait pas toutefois être pour le nouveau premier ministre un «automatisme», même s'il lancerait un message très fort en le faisant, selon le député néo-démocrate Roméo Saganash.

L'élu d'origine crie plaide qu'il ne devrait pas revenir à «l'Autochtone dans son caucus d'essayer de régler un problème que les Autochtones n'ont pas créé».

De son côté, le chef national de l'APN, Perry Bellegarde, espère d'abord et avant tout que les libéraux livreront la marchandise, peu importe qui s'installera aux commandes du ministère des Affaires autochtones le 4 novembre.

«Ce qui est le plus important pour nous, c'est que M. Trudeau nomme une personne qui possède les compétences et l'expérience nécessaires pour travailler avec nous (...) sur un plan pour éliminer l'écart en matière de qualité de vie entre les Premières Nations et les Canadiens», affirme-t-il.

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