Trudeau risque de faire des mécontents dans la composition de son cabinet

Justin Trudeau a promis de réduire la taille... (AFP, Nicholas Kamm)

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Justin Trudeau a promis de réduire la taille du conseil des ministres et d'y nommer autant de femmes que d'hommes.

AFP, Nicholas Kamm

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Joan Bryden
La Presse Canadienne
Ottawa

Justin Trudeau annoncera dans deux semaines, le 4 novembre, la composition de son premier cabinet. Il sera confronté d'ici là à un «problème de riche» : choisir entre 183 députés, en jonglant avec tous les impératifs de genre, de langues officielles, d'expérience ou de représentation régionale et culturelle.

 

Au lendemain de cet exercice de haute voltige, il devra trouver aussi une façon de consoler les laissés-pour-compte dans ce délicat repêchage politique, afin que leur orgueil blessé ne se transforme pas un jour en fronde contre le chef. Et ce qui ne facilite en rien l'équation, le chef libéral a promis de réduire la taille du conseil des ministres et d'y nommer autant de femmes que d'hommes.

Allons-y avec la moins périlleuse des prévisions : le vétéran Ralph Goodale, encore le seul libéral élu en Saskatchewan lundi, et qui a déjà été plusieurs fois ministre.

Après cela, les prédictions commencent à être plus hasardeuses. M. Goodale devrait être rejoint par un certain nombre d'autres députés expérimentés, voire d'anciens membres de cabinets fédéraux ou provinciaux : Stéphane Dion, John McCallum, Judy Foote, Marc Garneau, Joyce Murray, Judy Sgro, Scott Brison, Dominic LeBlanc, Wayne Easter ou Lawrence MacAulay. Mais M. Trudeau, élu sur la promesse du changement, voudra aussi s'entourer de visages nouveaux, notamment des «candidats-vedettes» qu'il a réussi parfois difficilement à recruter dans son équipe. Risquons quelques «ministrables» :

- Jody Wilson-Raybould, ancienne chef régionale de l'Assemblée des Premières Nations pour la Colombie-Britannique;

- Mélanie Joly, jeune avocate mont­réalaise qui avait fait belle figure dans l'élection à la mairie en 2013;

- Andrew Leslie, ex-lieutenant-général des Forces armées, conseiller de M. Trudeau pour les affaires étrangères et la défense;

- Bill Blair, ancien directeur de la police de Toronto;

- Anthony Housefather, ancien maire de Côte-Saint-Luc et ex-président d'Alliance Québec;

- Pablo Rodriguez, ancien député libéral montréalais défait en 2011, et organisateur en chef du parti au Québec;

- Alexandra Mendès, députée de Brossard-La Prairie défaite en 2011, et ex-présidente de l'aile québécoise du parti;

- MaryAnn Mihychuk, ancienne ministre provinciale au Manitoba;

- Bill Casey, qui avait quitté les banquettes conservatrices avant d'être réélu comme indépendant, puis réélu sous la bannière libérale lundi.

M. Trudeau pourra aussi vouloir nommer un ministre dans la région de Québec, mais seuls deux candidats y ont été élus lundi : l'économiste Jean-Yves Duclos, professeur à l'Université Laval, et le jeune avocat de 27 ans Joël Lightbound.

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