Décodage: du répit pour les députés

Le ministre québécois de l'Environnement, David Heurtel - ballotté par la... (Infographie Le Soleil)

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(Québec) Le ministre québécois de l'Environnement, David Heurtel - ballotté par la tempête sur les eaux usées de Montréal -, vivra les prochains jours comme une délivrance. L'Assemblée nationale fait relâche.

Les députés québécois ne seront pas au parlement la semaine prochaine. Ils l'ont quitté jeudi. Leur retour s'effectuera le 20 octobre, au lendemain des élections fédérales.

Les députés québécois sont censés consacrer les prochains jours à travailler dans leur circonscription. «Censés», car certains s'offriront quelques jours de vacances à l'étranger.

Le premier ministre Philippe Couillard, lui, sera au Mexique. Pas sur une plage, mais pour travailler. Il se rendra ensuite jusqu'en Islande.

Au Mexique, il dirigera une mission économique.

À Reykjavik, en Islande, M. Couillard lancera - en français - les travaux d'un forum international sur le développement des régions nordiques.

Soulignons «en français» parce que, l'an dernier, le chef du gouvernement québécois s'était exprimé uniquement en anglais lors d'une conférence tenue là-bas. Il était allé y présenter le Plan Nord.

La polémique avait enflé, même si, dans son entourage, on répétait qu'il avait utilisé l'anglais par courtoisie pour ses hôtes, pour se faire comprendre des personnes présentes. On ne l'y reprendra plus, a-t-il promis.

UN BILAN POSITIF

Les députés viennent de compléter un mois d'activités parlementaires. Mardi, le président de l'Assemblée nationale, Jacques Chagnon, a dressé un premier bilan de cette rentrée.

Il a assuré que «le fait d'avoir cessé les applaudissements pendant la période de questions a eu des répercussions positives».

Est-ce que les sceptiques seront confondus? Est-ce que ceux qui pensaient que le bannissement des applaudissements ne durerait pas seront détrompés?

Chose certaine, des députés au départ réfractaires à cette idée s'y habituent. Ils sont de plus en plus nombreux à apprécier cette nouvelle façon de faire.

Depuis la reprise des travaux parlementaires, le nombre de questions posées par séance est en hausse, a noté le président de l'Assemblée nationale.

Dix questions dites «principales» sont maintenant souvent posées à chaque période de questions. C'est une de plus qu'avant.

Sur les 45 minutes disponibles, le temps consacré aux débats a augmenté. Il a crû de deux minutes et demie.

Le détail fait sourire. Mais il faut savoir que l'horloge commande tout à l'Assemblée nationale du Québec. L'horloge, oui. Elle est la gardienne des lieux.

Le temps de parole des uns et des autres est soigneusement minuté, presque de façon maniaque.

L'horloge et le calendrier sont des outils en politique. Il faut occuper le temps; le temps et l'espace médiatique.

À chaque relâche parlementaire, les gouvernements multiplient les annonces. C'est ainsi qu'ils occupent l'espace médiatique.

C'est le déferlement des «bonnes nouvelles». Ça n'a pas manqué, vendredi.

Accompagné par trois ministres, Philippe Couillard a présenté, à Montréal, son projet d'électrification des transports. À Chibougamau, le ministre Luc Blanchette a inauguré une antenne régionale pour le Plan Nord. À Québec, le ministre Sam Hamad a participé au dévoilement d'une campagne visant à attirer des travailleurs et des entrepreneurs dans la capitale. Dans la métropole, le titulaire de la santé, Gaétan Barrette, a dévoilé un plan d'action en santé mentale.

L'OPPOSITION A TOUT À GAGNER

En théorie, les partis d'opposition ont tout à gagner dans les quatre partielles déclenchées mercredi par le premier ministre. Trois des quatre circonscriptions remises en jeu étaient détenues par des libéraux.

Dans les faits, évidemment, il est plus que probable que les campagnes dans ces quatre partielles aboutissent à des résultats semblables à ceux enregistrés en avril 2014. Il est plus que vraisemblable que les circonscriptions de Beauce-Sud, de Fabre et de Saint-Henri-Sainte-Anne demeurent libérales et que celle de René-Lévesque, sur la Côte-Nord, reste dans l'escarcelle du Parti québécois.

C'est l'analyse que font les partis politiques à l'heure actuelle.

Sachons tout de même que la Coalition avenir Québec concentrera ses énergies dans Beauce-Sud. C'est la circonscription sur laquelle elle mise le plus. Elle y a déjà chauffé les libéraux.

Québec solidaire battra le terrain de Saint-Henri-Sainte-Anne. Pas pour l'emporter, mais parce que c'est là qu'il croit pouvoir réaliser son meilleur score le 9 novembre. Aux dernières élections, son résultat y avait été supérieur à celui qu'il avait décroché dans l'ensemble du Québec.

Le Parti québécois ne s'inquiète pas, mais il défendra bec et ongles la circonscription de René-Lévesque. Il n'a aucune attente pour Beauce-Sud ou Fabre, mais il pense pouvoir gagner des points dans Saint-Henri-Sainte-Anne.

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