Des syndiqués de la Côte-Nord prêts à camper longtemps à Québec

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Depuis dimanche, des représentants syndicaux de la fonction publique de Sept-Îles et de Port-Cartier  campent devant l'Assemblée nationale.

Le Soleil, Patrice Laroche

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<p>Fanny Lévesque</p>
Fanny Lévesque

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Le Soleil

(Québec) Les syndiqués de la fonction publique de Sept-Îles et de Port-Cartier peinent à obtenir un engagement du Conseil du trésor du Québec pour le maintien de leur prime de rétention de 8 %, un incitatif régional que l'État compte abolir dans sa négociation avec le secteur public.

Campés devant l'Assemblée nationale depuis dimanche, les représentants syndicaux affiliés à la CSN ressortent insatisfaits de leur entretien lundi avec Martin Coiteux. «Ç'a été une rencontre correcte, mais qui n'a pas répondu à nos demandes», a affirmé mardi le président du Syndicat des techniciens et professionnels de la santé, Yvon Payeur.

Les leaders syndicaux n'ont d'ailleurs pas l'intention de bouger leur campement tant et aussi longtemps qu'ils n'auront pas «au moins» la confirmation que leurs doléances seront transmises par le Conseil du trésor à la table de négociation. «On n'a pas de réponses satisfaisantes, alors on va continuer à se battre», a ajouté M. Payeur.

La prime de 8 % a été négociée il y a une trentaine d'années pour permettre au secteur public d'être plus compétitif à Sept-Îles et Port-Cartier, où les salaires sont généralement supérieurs avec la présence de la grande industrie. La région est aussi reconnue pour son coût de la vie plus élevé qu'ailleurs en province.

«Avec ce que ça coûte pour se loger et l'épicerie, ou même pour aller visiter ses proches à l'extérieur [...] Sans la prime, quelqu'un qui ferait le choix de venir travailler ici serait complètement désavantagé à quelqu'un qui irait dans les grands centres», assure le président du Syndicat des enseignants du Cégep de Sept-Îles, Vincent Hamel Davignon.

Un travailleur de l'État sur deux à Sept-Îles et Port-Cartier songerait même à quitter son emploi et déménager si Québec abolit la prime, selon un récent sondage réalisé par les syndicats auprès d'environ 2000 de leurs membres. «C'est mon cas», a souligné M. Hamel Davignon, enseignant au collégial.

Les organisations syndicales craignent d'ailleurs que la région ne se retrouve «avec beaucoup de postes vacants» advenant la suppression de la prime de 8 %, ce qui finirait par avoir un impact sur les services.

Dix millions en moins

Le retrait de la prime aux 2500 syndiqués touchés se traduirait par une masse salariale de 10 millions $ en moins dans l'économie régionale, déjà affaiblie par le ralentissement du marché du fer. «Toute la population est derrière nous parce qu'il y a un enjeu économique important derrière ça», a martelé Guillaume Tremblay de la CSN Côte-Nord. 

Dans sa négociation à l'échelle nationale, l'État propose à ses fonctionnaires une hausse de la rémunération de 3 % sur cinq ans. Avec l'abolition de la prime, les employés de Sept-Îles et Port-Cartier gagneraient donc en 2019 5 % de moins qu'aujourd'hui, un non-sens selon les syndicats.

Le cabinet du Conseil du trésor du Québec a laissé savoir que la rencontre entre son président et les syndicats a permis «des échanges constructifs» mais s'en tient à dire que le «gouvernement ne négociera pas sur la place publique». La convention collective des quelque 541 000 travailleurs du secteur public est échue depuis le 31 mars.

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