Les syndicats ont «trop crié au loup», selon Labeaume

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Le maire de Québec Régis Labeaume

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(Québec) Régis Labeaume ne craint pas la colère que génère l'octroi de nouveaux pouvoirs aux maires chez les syndicats. De toute façon, ils n'ont plus l'écoute de la population, selon lui. 

Dans son allocution sur le nouveau pacte fiscal, le maire de Québec a parlé d'une entente «révolutionnaire» qui changera la donne aux tables de négociation. En point de presse, il assure ne pas craindre de ressac syndical.

«Je ne crains jamais de perturbation, a-t-il déclaré. Avec les huit années que je viens de vivre, ça ne me dérange pas du tout.»

Selon lui, il n'y a «pas de doute» que la crédibilité des syndicats aux yeux de la population est au plus bas. La réaction du président de la Fédération des travailleurs du Québec (FTQ), Daniel Boyer, voulant que Québec cherchait à «décrisser» le Code du travail, a été pris en exemple.

«Ils ont trop crié au loup, affirme M. Labeaume. Ils prennent des mots forts. Ça manque un peu de fini. Ce n'est pas nous à Québec qui avons peur de ça, c'est certain.»

Le maire de Québec juge «inacceptable» que les conditions de travail de ses employés soient 38 % plus avantageuses que celles des fonctionnaires gouvernementaux. Cela représente, sur une masse salariale, un écart de 200 millions $ par année qu'il faut résorber, dit-il.

«Les assurances, ça coûte extrêmement cher, les congés, ça coûte cher, a énuméré M. Labeaume. L'augmentation salariale, moi, ça ne me dérange pas. Ce n'est pas là que ça se passe. Là, on a rétabli un bon coup avec les fonds de pension. On va rétrécir l'écart. Les syndicats ont compris que ce n'est plus salaire qui est important, ce sont tous les avantages qu'il y a autour.»

Le rééquilibrage du rapport de force passe nécessairement par l'octroi de la décision ultime aux élus, et non pas à un arbitre, dit le maire de Québec. «C'est quelque chose qui ressemble à un décret, affirme-t-il. (...)  On vit en démocratie. Il faut que l'élu ait le pouvoir de mettre le pied à terre. C'est ce qu'on n'a pas actuellement.»

Les élus municipaux se sont promis d'être vigilants pour s'assurer que le projet de loi du ministre Pierre Moreau contienne les éléments qui leur ont été promis, a dit M. Labeaume. 

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