Moreau plaide de nouveau pour la mise en commun des services

«Les fusions forcées, il n'y en aura pas»,... (Le Soleil, Patrice Laroche)

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«Les fusions forcées, il n'y en aura pas», a tranché le ministre des Affaires municipales, Pierre Moreau.

Le Soleil, Patrice Laroche

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(Québec) Le ministre des Affaires municipales le répète: pas question de forcer des fusions municipales. Pierre Moreau a toutefois de nouveau plaidé pour la mise en commun des services entre les  municipalités devant des centaines de représentants municipaux réunis au centre des congrès de Québec.

«Les fusions forcées, il n'y en aura pas», a tranché M. Moreau. L'affirmation a été applaudie par les participants au Congrès de la Fédération québécoise des municipalités (FQM) qui se tient jusqu'à samedi.

«Beaucoup de gens ont joué dans ce film douloureux des fusions forcées. J'ai aussi joué dans ce film», a relaté le ministre libéral. Pas question, donc, d'imposer de nouvelles fusions.

Reste que le Québec compte beaucoup de villes, a-t-il lancé du même souffle.

«Je suis ministre de 1133 municipalités. Ça fait beaucoup. Et je sais que ces sentiments d'appartenance sont très forts. Mais si parmi vous, on me dit qu'on veut mettre en commun des services, des ressources ou se fusionner, je ne ferai pas obstacle à ça», a-t-il indiqué.

Ces derniers temps, M. Moreau a dit vouloir créer des incitatifs pour favoriser la mise en commun de certains services. Cela pourrait exemple passer par des changements à certains programmes de subventions. Certains maires ont exprimé par le passé la crainte de perdre des subventions s'ils regroupent certains services, comme la sécurité publique ou les infrastructures.

Fier de son pacte fiscal

Son allocution devant les membres de la FQM a aussi été l'occasion pour le ministre de promouvoir son pacte fiscal 2016-2019 au moment où les membres de la FQM ont jusqu'à samedi pour se prononcer.

«Qui dans la vie peut obtenir tout ce qu'il veut?» a-t-il demandé. Le pacte fiscal proposé aux municipalités n'est «pas parfait», dit-il, mais il s'agit d'une «proposition gagnant-gagnant».

Fort de l'appui des grandes villes représentées par l'Union des municipalités, dont font partie Québec et Montréal, qui ont dit «oui» à 80 % au pacte fiscal 2016-2019, le ministre est apparu confiant et particulièrement flatteur pour le monde municipal.

«Vous avez apporté le bon sens, la sagesse et la détermination du monde rural», a-t-il notamment dit à propos du président de la FQM, Richard Lehoux, avec qui il dit avoir intensivement négocié pendant l'été.

Jeudi, M. Lehoux et son conseil d'administration se sont positionnés en faveur du pacte fiscal. Les responsables de la FMQ n'ont toutefois pas donné d'orientation à leurs membres.

Les municipalités représentées par la FQM avaient à contrecoeur «laissé sur la table» 70 millions $ lors du pacte fiscal transitoire en novembre 2014. La Fédération estime qu'avec la nouvelle proposition, ces municipalités récupéreraient 280 millions $ en quatre ans, notamment par la majoration des redevances sur les ressources naturelles, une révision du calcul de la péréquation, une hausse des sommes prévues au Fonds de développement des territoires et un montant récurrent de 50 millions $ par an pour la voirie.

 

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