Le président de la FQM en faveur du pacte fiscal

Le président Richard Lehoux a réfuté l'idée que... (Photothèque Le Soleil)

Agrandir

Le président Richard Lehoux a réfuté l'idée que la FQM subisse une certaine pression à voter en faveur du pacte fiscal maintenant que l'UMQ a dit oui à 80 %.  «Si c'est rejeté, je vais porter cette décision-là», a-t-il dit sans s'avancer en détail sur les conséquences d'un rejet de l'entente.

Photothèque Le Soleil

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Québec) Même si 1000 membres de la Fédération québécoise des municipalités ont jusqu'à demain pour voter sur le pacte fiscal, le président Richard Lehoux s'est déjà clairement positionné pour l'entente entérinée la veille par les grandes villes de l'Union des municipalités du Québec.

Le conseil d'administration de la FQM est aussi «unanimement» satisfait de la nouvelle entente entre Québec et les municipalités. Le président et son conseil n'ont toutefois pas donné d'orientation à leurs membres qu'ils laissent se prononcer par vote électronique.

«C'est à eux de décider», a martelé M. Lehoux jeudi, première journée du congrès de la FQM au Centre des congrès de Québec. Au total, 700 municipalités et MRC sont représentées au congrès.

M. Lehoux a aussi réfuté jeudi l'idée que la FQM subisse une certaine pression à voter en faveur du pacte fiscal maintenant que l'UMQ a dit oui à 80 %. «Si c'est rejeté, je vais porter cette décision-là», a-t-il dit, préférant ne pas spéculer les conséquences d'un rejet de l'entente.

Le premier ministre Philippe Couillard a pour sa part refusé d'envisager un «non» à la proposition gouvernementale jugée finale.

«Actuellement, je suis dans l'hypothèse bien soutenue d'un oui. Je préfère m'en tenir à ça. Nous sommes dans une perspective positive», a dit le chef libéral en mêlée de presse avec le ministre des Affaires municipales, Pierre Moreau.

«Des gains»

Sur le fond, le président de la FQM juge que le pacte fiscal n'est pas parfait, mais qu'il représente des gains pour ses membres.

«Quoi qu'on puisse penser de la proposition, ce qui est certain est qu'il s'agit d'une amélioration substantielle. Est-ce qu'on a tout ce qu'on voulait? Non, mais on a des gains», a dit M. Lehoux, aussi maire de Saint-Elzéar, lors de son discours inaugural du congrès. «Pour nous, c'est un début.»

Les municipalités représentées par la FQM avaient à contrecoeur «laissé sur la table» 70 millions $ lors du pacte fiscal transitoire en novembre 2014. La Fédération estime qu'avec la nouvelle proposition, ces municipalités récupéreraient 280 millions $ notamment par la majoration des redevances sur les ressources naturelles, une révision du calcul de la péréquation, une hausse des sommes prévues au Fonds de développement des territoires et un montant récurrent de 50 millions $ par an pour la voirie.

Lors de son allocution après celle de M. Lehoux, le premier ministre Philippe Couillard a assuré qu'il agirait rapidement une fois l'entente signée. «Je souhaite de tout coeur que le pacte fiscal soit ratifié par les deux organisations municipales», a-t-il dit en allusion au vote de l'UMQ, déjà dans la poche. 

La consultation dont les résultats seront connus samedi midi est la plus vaste, dit-on, depuis la fondation de la FQM en 1944. «Pour la première fois de l'histoire de la FQM chacun des membres pourra se prononcer sur le prochain pacte fiscal», s'est réjoui Richard Lehoux.

Trop d'inconnues, dénonce l'opposition

Les chefs des deux principaux partis d'opposition à l'Assemblée nationale jugent que le pacte fiscal contient trop d'inconnues. «Hypothèses», selon le péquiste Pierre Karl Péladeau, «pelletage», dit le caquiste François Legault. En point de presse après une allocution devant les membres de la Fédération québécoise des municipalités (FQM) hier, M. Péladeau a estimé que le point du pacte fiscal permettant aux maires de décréter les conditions de travail de leurs employés est trop théorique.

«C'est conditionnel à un paquet d'affaires. On verra bien, parce que le gouvernement libéral dit beaucoup de choses, mais fait souvent l'inverse», a lancé PKP. «Que le gouvernement soit transparent et qu'il nous le fasse le projet de loi. Là, c'est relégué aux oubliettes». Du même souffle, M. Péladeau dit toutefois comprendre la volonté des maires d'avoir le dernier mot au lieu de voir leurs négociations tranchées par un arbitre. Le chef de la CAQ, François Legault, a pour sa part recommandé aux maires de la FQM de ne pas se «faire passer une petite vite». «On dit qu'on va présenter quelque chose au printemps 2016, mais entre-temps, la plupart des municipalités ont moins d'argent qu'avant», a-t-il dit. «On promet que le Fonds de développement, on va mettre plus d'argent à partir de 2018. C'est loin.»  

Deux organisations municipales

L'Union des municipalités (UMQ)

300 membres représentant près de 80 % de la population du Québec

Regroupe les grandes villes du Québec, dont Québec et Montréal

68 % de ses membres sont des municipalités de moins de 12 000 citoyens

Fédération québécoise des municipalités (FQM)

1000 municipalités et MRC membres

Représente les plus petites localités

Québec et Montréal sont membres associés depuis 2014

Partager

À lire aussi

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer