Moreau appelle les syndicats au «calme»

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Le ministre des Affaires municipales, Pierre Moreau

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(Québec) Les syndicats «crient au meurtre» et grimpent «dans les rideaux» avant même de savoir exactement en quoi consiste son «rééquilibrage» du rapport de forces dans le monde municipal, affirme le ministre Pierre Moreau.

Satisfait de l'approbation de son pacte fiscal, mercredi, par 80 % des votants de l'Union des municipalités du Québec, le ministre des Affaires municipales a appelé les organisations syndicales au «calme».

«Si c'est un avis qu'on va être fâché à l'avance avant de savoir pourquoi on se fâche, moi je dis: "Soyons calmes", a commenté M. Moreau. On est capable de parler de ces choses sans grimper dans les rideaux. On va en parler ouvertement, pas derrière des portes closes, et on va le faire dans un processus de consultation.»

Mercredi, le SCFP, la CSN et la FTQ, notamment, ont décrié l'intention du gouvernement d'octroyer aux maires le pouvoir d'imposer par décret les conventions collectives des employés municipaux. Ils estiment que les villes chercheront à récupérer la coupe récurrente de 300 millions $ dans les conditions de leurs travailleurs. Une décision qui suscite la colère et les promesses de batailles.

«J'ai vu qu'on avait tenté de faire un lien, a dit le ministre. C'est un peu simpliste. Ce n'est pas du tout ce qui est était l'esprit de la négociation. Il y a beaucoup plus de nuances que ça dans l'entente. (...) Il n'est pas question de revoir les conventions collectives qui existent. Pour le futur, l'objectif est de rétablir un équilibre qui manque dans les relations de travail dans le monde municipal.»

Une ville pourrait décréter une convention «raisonnable» au terme d'une négociation de «bonne foi». Différents syndicats ont évoqué mercredi que la Cour suprême a invalidé en janvier une loi qui restreignait le droit de grève en Saskatchewan. Une avenue prometteuse pour la contestation juridique, selon eux.

«On est capable de faire une chose en législation dans le domaine de relations de travail qui tient parfaitement la route compte tenu des enseignements de la Cour suprême, a affirmé le ministre Moreau. Je ne suis pas inquiet de ça. (...) On ne part pas en courant dans un champ et on se met à écrire un texte en se disant qu'on va taper sur la tête à quelqu'un.»

La Fédération québécoise des municipalités doit maintenant se prononcer sur la proposition de pacte fiscal du ministre. Si elle est entérinée, une séance officielle de signature sera organisée la semaine prochaine.

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