Allocation de transition: la démission de Dutil met le feu aux poudres

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Que Robert Dutil verse sa prime à un organisme sans but lucratif ne change rien au fait que ces allocations doivent disparaître, a martelé le péquiste Bernard Drainville.

La Presse Canadienne, Jacques Boissinot

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(Québec) La démission du député de Beauce-Sud, Robert Dutil, porte à quatre le nombre d'élus du gouvernement de Philippe Couillard ayant quitté la vie politique depuis les élections d'avril 2014.

Au total, et en tenant compte du départ de deux péquistes et de deux caquistes, c'est pas moins de huit parlementaires qui ont décidé de tourner le dos au Parlement québécois depuis ce scrutin.

Dès lundi prochain, Robert Dutil occupera le poste de vice-président de Canam-ponts, une entreprise dans le giron de sa famille.

Le désormais ex-député part avec son «allocation de transition» de 150000$, mais a choisi de la remettre à la Maison Catherine de Longpré, qui dispense des soins palliatifs depuis 1989 dans la région Beauce-Etchemins. Il lui remettra également «tout avantage fiscal qui pourrait découler d'un tel don».

M. Dutil nie quitter parce qu'il manquerait de défis au sein du gouvernement. Il en a toutefois un vrai à relever chez Canam-ponts, qui connaît une croissance importante. Elle est devenue la plus grande entreprise dans le secteur des ponts au Canada et la troisième en Amérique du Nord.

De la colère

Que M. Dutil verse sa prime à un organisme sans but lucratif ne change rien au fait que ces allocations doivent disparaître, a martelé le péquiste Bernard Drainville.

«Tous les libéraux sans exception, depuis l'élection de 2014, sont partis avec leurs primes. Puis, s'il vous plaît, dites-moi pas, là: 'Il prend l'argent et le donne à un organisme de charité.' Ce n'est pas à lui de décider quoi faire avec cet argent-là. C'est l'argent des contribuables.»

«Ça écoeure le peuple», a laissé tomber le caquiste François Legault.

Le ministre Jean-Marc Fournier a révélé de son côté que son gouvernement souhaite présenter sous peu un projet de loi mettant en application les recommandations du comité de Claire L'Heureux-Dubé sur la rémunération des élus.

Il explique proposer que les allocations de transition soient abolies dès l'adoption de ce projet de loi et que la hausse du salaire des députés prévue dans le rapport n'entre en vigueur qu'après les prochaines élections générales.

Robert Dutil a été élu la première fois en 1985. Il avait interrompu sa carrière politique dans les années 90, notamment pour travailler chez Canam, avant de replonger dans la vie parlementaire en 2008. Il a entre autres été ministre de la Sécurité publique sous Jean Charest. Il a donné naissance à l'Unité permanente anticorruption.

Chez les libéraux, Yves Bolduc, Marguerite Blais et Gilles Ouimet ont remis leur démission au cours des derniers mois.

Trois élections partielles devront se tenir d'ici six mois puisque outre la circonscription laissée vacante par M. Dutil, celles de Mme Blais et de M. Ouimet sont à pourvoir. Chaque élection partielle coûte quelque 500 000 $.

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