Lois fédérales: Lehouillier déplore un «flou artistique»

Gilles Lehouillier demande au gouvernement fédéral plus de... (Photothèque Le Soleil, Yan Doublet)

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Gilles Lehouillier demande au gouvernement fédéral plus de clarté dans ses lois afin que le scénario de l'aérodrome de Pintendre, qui a coûté plus de 100 000 $ à la Ville de Lévis, ne se reproduise plus.

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(Québec) Le maire de Lévis, Gilles Lehouillier, en a assez du «flou artistique» de certaines lois fédérales. Il invite les partis politiques à «se compromettre» durant la campagne électorale pour les modifier, se faisant le défenseur du respect des compétences provinciales et municipales.

«En général, les lois fédérales, c'est comme si à un moment donné, le citoyen n'existe plus. On fait fi des lois provinciales, on fait fi du BAPE [Bureau d'audiences publiques sur l'environnement], on va faire fi du fait que nous, on a des lois sur l'aménagement et l'urbanisme», exprime-t-il, en marge d'un point de presse jeudi.

M. Lehouillier en a surtout contre la Loi sur l'aéronautique, dont l'imprécision a plongé la Ville de Lévis dans une bataille judiciaire qui n'est pas encore terminée avec l'aérodrome de Pintendre. Pendant trois ans, l'aérodrome a accueilli un centre de parachutisme sans avoir l'assentiment de la Ville. Même si la cour municipale vient de donner raison à la Ville dans ce dossier, le maire est loin de crier victoire.

«S'ils vont en appel, je suis toujours pogné dans le vide, dit-il. J'ai une loi fédérale qui n'est pas claire.» Et il ne s'émeut pas outre mesure de l'appui que lui a donné Steven Blaney dernièrement dans ce dossier. Le candidat conservateur se réjouissait la semaine dernière de la décision de la cour lors d'une sortie médiatique. «Pour nous, c'est clair qu'il s'agissait d'un enjeu qui était de compétence municipale», a dit le député conservateur sortant de Lévis-Bellechasse.

«Mais dites-le dans vos lois!» s'insurge le maire. «Venez les préciser pour faire en sorte que les municipalités cessent de dépenser de l'argent pour défendre les contribuables», ajoute-t-il, rappelant que la Ville a déjà dépensé plus de 100 000 $ pour se défendre en cour municipale et en Cour supérieure.

M. Lehouillier soutient que le problème se pose de façon générale, avec plusieurs lois fédérales. Par exemple, la Loi sur les télécommunications permet aux compagnies de téléphonie cellulaire d'implanter leurs antennes, même dans des endroits où une telle infrastructure ne respecte pas les règlements municipaux.

Pipeline de TransCanada

M. Lehouillier craint également le «flou» des lois fédérales dans l'implantation du pipeline de TransCanada. «Qu'est-ce qui s'est passé au début de ce dossier-là? C'est comme si le citoyen n'existait pas. Et là il a fallu que le citoyen se mobilise pour dire, eh, on existe!» exprime-t-il.

«Je n'ai même pas le tracé final du pipeline, et il y en a 45 kilomètres qui passent sur mon territoire [...] Je me dis, il y a des lois provinciales d'environnement et de zonage à respecter. Il y a des lois sur l'aménagement et l'urbanisme à respecter. Il va falloir qu'on regarde ça!»

M. Lehouillier a l'intention de faire du «fédéralisme coopératif» son cheval de bataille pour les mois à venir. Le 2 octobre, il a fait mettre le sujet à l'ordre du jour du comité exécutif de l'Union des municipalités du Québec, qui en discutera et verra si une résolution s'impose.

Pour l'heure, aucun candidat fédéral qui se présente sur le territoire lévisien n'a donné son appui au maire à ce sujet.

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