Mandat sans droit de regard: PKP admet qu'il aurait pu être plus clair

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Le chef de l'opposition Pierre Karl Péladeau prend la parole lors de la reprise des travaux à l'Assemblée nationale, mardi.

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(Québec) Pierre Karl Péladeau admet qu'il aurait dû être plus clair et parler dès le départ non seulement de «fiducie sans droit de regard», mais de «mandat sans droit de regard» - le véhicule pour lequel il a finalement opté pour placer ses avoirs dans Québecor.

«Peut-être était-elle incomplète dans le sens où j'aurais dû dire 'fiducie' ou 'mandat'», a-t-il reconnu mardi dans les couloirs de l'Assemblée nationale. M. Péladeau faisait référence à sa déclaration du 8 octobre 2014.

Il s'était alors engagé à placer dans une «fiducie sans droit de regard les actions [qu'il détient] dans Québecor».

«Mandat sans droit de regard» ou «fiducie sans droit de regard», c'est du pareil au même, dénoncent les libéraux, les caquistes et les solidaires. Ils l'invitent à choisir entre ses fonctions politiques et ses intérêts dans un grand groupe médiatique.

Il est «impensable et immoral de penser qu'on puisse faire de la politique et en même temps posséder un groupe médiatique», a fustigé le chef de la Coalition avenir Québec, François Legault.

«Il doit se départir de ses intérêts»; un point c'est tout, a-t-il ajouté.

«Tout sera toujours insuffisant pour mes adversaires politiques», a rétorqué le chef du Parti québécois.

Claude Béland, l'ex-président-directeur général du Mouvement Desjardins, fait partie du groupe des trois administrateurs à qui le chef de l'opposition officielle a confié son mandat spécial. Ils n'ont pas le droit de vendre ses actions.

DEUX DÉPARTS

Le jurisconsulte de l'Assemblée nationale, Claude Bisson, a annoncé qu'il prendra sa retraite à la fin de l'année et qu'il quittera donc le poste qu'il occupe depuis 1996. 

Au printemps, Claude Bisson avait subi les foudres de Pierre Karl Péladeau et du Parti québécois dans son ensemble.

Dans une opinion qu'il avait émise à la demande du libéral Jean-Marc Fournier, Me Bisson avait conclu que la fiducie dans laquelle le chef de l'opposition disait vouloir placer ses actions de Québecor ne respecterait pas les dispositions du code d'éthique s'il devenait premier ministre.

Dans un geste de défiance, les élus du Parti québécois avaient refusé de lui réitérer leur confiance à travers une motion de la Coalition avenir Québec. Rappelons que le jurisconsulte est en quelque sorte le conseiller juridique des élus de l'Assemblée nationale.

Le commissaire à l'éthique et à la déontologie du Québec, Jacques Saint-Laurent, a de son côté annoncé qu'il quittera ses fonctions en début d'année prochaine, soit à l'expiration de son mandat.

En février, il avait été écorché par le président de l'Assemblée nationale lui-même. C'était la première fois qu'une personne occupant une fonction nécessitant l'appui des deux tiers des députés était ainsi égratignée.

Jacques Chagnon avait estimé que le commissaire Saint-Laurent avait pris des libertés avec un article de sa propre loi constitutive et qu'il avait manqué à ses obligations. Il lui avait adressé un «rappel à l'ordre» pour ce manquement s'apparentant à un «outrage» au Parlement. Jacques Saint-Laurent n'avait pas produit un rapport dans le laps de temps qui lui était imparti.

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