Les militants du PQ à l'école pour répliquer aux «campagnes de peur»

Pierre Karl Péladeau... (Photothèque Le Soleil, Erick Labbé)

Agrandir

Pierre Karl Péladeau

Photothèque Le Soleil, Erick Labbé

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Québec) Le chef péquiste Pierre Karl Péladeau veut préparer son parti à faire face aux «campagnes de peur» des opposants à l'indépendance.

Outre la création de son Institut de recherche appliquée sur la souveraineté, le meneur du Parti québécoise entend mettre sur pied une école de formation permanente des militants, a révélé hier Radio-Canada. Une centaine d'organisateurs du parti ont été informés fin août des intentions du chef qui souhaite transmettre aux militants les arguments favorables à l'indépendance. Le plan prévoit aussi une décentralisation du parti et une relance du recrutement ainsi que du financement. 

«Oui, en 2018, nous avons l'intention d'être prêts, a déclaré M. Péladeau, mercredi matin. Nous allons avoir des réponses aux questions que les fédéralistes ont toujours posées. Et, aussi et surtout, aux campagnes de peur que nous avons connues (lors des référendums) de 1980 et 1995. On doit faire référence à des campagnes de même nature qui se déroulent dans des nations qui elles aussi souhaitent devenir libres et indépendantes. Je pense à l'Écosse, la Catalogne... En conséquence, nous allons être prêts.»

Le leader parlementaire du gouvernement, Jean-Marc Fournier, ne fait pas grand cas de ce qui a été qualifié de «machine de guerre» au PQ. Une appellation agressive que le parti ne tardera pas à adoucir, prédit-t-il. «Au PQ, on sait déjà qu'ils ont voulu amener la souveraineté à l'école, maintenant que ça n'a pas marché, ils vont faire des écoles de souveraineté, a raillé M. Fournier. (...) Il y a en a déjà des tonnes de réponses qui ont été données, elles sont pas bonnes pour le mouvement séparatiste.» 

Pierre Karl Péladeau a également expliqué les changements apportés aux responsabilités dans son aile parlementaire, et qui privent Stéphane Bédard du poste de leader. «Stéphane a fait un travail exceptionnel, a-t-il affirmé. (...) Maintenant, une nouvelle session et une nouvelle période s'ouvrent. Nous avons des compétences exceptionnelles dans notre députation. Il faut de faire en sorte de mettre en valeur ces compétences, cette diversité, cette énergie de notre députation, et dans un dosage adéquat. Les changements sont apportés et nous comptons avoir une équipe parlementaire extrêmement solide.»

Le principal intéressé a dit sa fierté d'avoir été leader parlementaire du PQ pendant 7 ans et vouloir relever ce «nouveau défi». Il a été nommé critique du parti en matière de justice. «Il appartient au chef de déterminer où on peut le mieux être utile à la cause et aux intérêts des Québécois», a noté M. Bédard. «Je lègue une place nette avec le sentiment du devoir accompli», a-t-il indiqué.

Le chef du Parti québécois a par ailleurs présenté une «main tendue» au gouvernement fédéral pour s'ouvrir à l'accueil de davantage de réfugiés syriens. «Le Québec s'est enrichi des différentes nations qui sont venues le composer dans son histoire, a dit M. Péladeau. Je persiste à penser qu'il va continuer à s'enrichir dans l'accueil des syriens.» Il n'a pas voulu fixer de cible en termes de nombre de réfugiés. Cette responsabilité incombe à Ottawa, a-t-il justifié.

Le député de Chicoutimi Stéphane Bédard n'est plus... (Archives Le Quotidien, Mariane L. St-Gelais) - image 2.0

Agrandir

Le député de Chicoutimi Stéphane Bédard n'est plus leader parlementaire.

Archives Le Quotidien, Mariane L. St-Gelais

Le principal intéressé a dit sa fierté d'avoir été leader parlementaire du PQ pendant 7 ans et vouloir relever ce «nouveau défi». Il a été nommé critique du parti en matière de justice. «Il appartient au chef de déterminer où on peut le mieux être utile à la cause et aux intérêts des Québécois», a noté M. Bédard. «Je lègue une place nette avec le sentiment du devoir accompli», a-t-il indiqué.

Le chef du Parti québécois a par ailleurs présenté une «main tendue» au gouvernement fédéral pour s'ouvrir à l'accueil de davantage de réfugiés syriens. «Le Québec s'est enrichi des différentes nations qui sont venues le composer dans son histoire, a dit M. Péladeau. Je persiste à penser qu'il va continuer à s'enrichir dans l'accueil des Syriens.» Il n'a pas voulu fixer de cible en termes de nombre de réfugiés. Cette responsabilité incombe à Ottawa, a-t-il justifié.

Partager

À lire aussi

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer