Lutte à l'austérité: l'ASSÉ fourbit ses armes

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Hind Fazazi, porte-parole de l'ASSÉ.

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Lia Lévesque
La Presse Canadienne
Montréal

Fidèle à sa réputation d'organisation combative, l'ASSÉ prévient qu'aucun moyen ne sera exclu pour combattre les politiques d'austérité du gouvernement de Philippe Couillard. Et, comme prévu, elle se mêlera aux syndicats des secteurs public et parapublic qui doivent manifester cet automne dans le cadre de la négociation pour le renouvellement de leurs conventions collectives.

«On constate une grogne de plus en plus large et visible contre les mesures d'austérité budgétaire du gouvernement Couillard. Aucun moyen n'est exclu pour nous pour contrer les conséquences désastreuses de l'austérité dans nos vies, dans notre quotidien et plus spécifiquement dans le milieu de l'éducation, dans les cégeps et dans les universités québécoises», a prévenu sa porte-parole officielle, Hind Fazazi.

«Aucun moyen n'est exclu pour nous pour contrer les conséquences désastreuses de l'austérité dans nos vies, dans notre quotidien et plus spécifiquement dans le milieu de l'éducation, dans les cégeps et dans les universités québécoises.

»

Hind Fazazi
Porte-parole officielle de l'ASSÉ

L'Association pour une solidarité syndicale étudiante (ASSÉ) a rencontré les médias, mardi, pour annoncer sa campagne de mobilisation de l'automne. Celle-ci commençait d'ailleurs par des «journées d'action» dans plusieurs campus ce jour-là pour la rentrée.

L'ASSÉ prévoit tenir un rassemblement en faveur de l'éducation, les 26 et 27 septembre à Montréal. Ce rassemblement doit réunir des associations étudiantes de différents horizons - les fédérations étudiantes universitaires et collégiales sont invitées - de même que des enseignants et des travailleurs syndiqués du secteur de l'éducation, a précisé Mme Fazazi. Il s'agira de réfléchir collectivement aux conséquences des compressions budgétaires dans le milieu de l'éducation et aux politiques d'austérité en général.

Le regroupement précise que des assemblées générales étudiantes auront lieu «au cours des prochaines semaines», dans les différents établissements, pour décider des moyens de pression à adopter pour combattre l'austérité dénoncée.

De même, l'ASSÉ compte toujours profiter des manifestations prévues par les syndicats des secteurs public et parapublic, cet automne, pour faire valoir son point de vue. Elle avait d'ailleurs suspendu son combat momentanément, le printemps dernier, pour annoncer qu'elle remonterait dans le train cet automne avec les syndicats du secteur public.

Les syndicats ont cependant l'habitude de donner leur itinéraire aux autorités; ils ont aussi un service de sécurité. Au cours d'une entrevue avec La Presse Canadienne, le président de la CSN, Jacques Létourneau, a déjà réitéré son intention de respecter les règles lors des manifestations.

Pas d'itinéraire

Or, l'ASSÉ refuse de donner l'itinéraire de ses manifestations aux autorités - ce qui a déjà causé des frictions dans le passé.

Interrogée au sujet de ces conceptions différentes des manifestations, Mme Fazazi a admis que l'ASSÉ n'entendait pas donner son itinéraire aux autorités cet automne non plus. «Nous à l'ASSÉ, on ne donne pas l'itinéraire. On trouve que c'est une liberté civile importante qui est protégée par la Constitution de manifester en toute liberté dans les rues. Par contre, on invite toujours nos membres à participer aux manifestations syndicales en respectant leurs critères à eux et à elles. S'ils donnent l'itinéraire, nous allons bien évidemment le respecter», a affirmé Mme Fazazi.

L'ASSÉ propose des solutions de rechange aux politiques d'austérité qu'elle dénonce, parmi lesquelles l'augmentation du taux d'imposition des entreprises, sauf pour les PME, de même que l'instauration de 11 paliers d'imposition pour le revenu des particuliers. Elle suggère aussi une lutte plus efficace contre l'évasion fiscale.

La Fondation 1625 aura l'ASSÉ à l'oeil

La Fondation 1625 a tenu à mettre en garde l'Association pour une solidarité syndicale étudiante (ASSÉ) et sa porte-parole, Hind Fazazi, quant aux moyens que l'organisation déploiera pour contrer les conséquences de l'austérité. Dans un communiqué diffusé mardi, la Fondation rappelle que ce printemps, «la vaste majorité de la population [s'est opposée] aux moyens pris par l'ASSÉ et ses membres», notamment l'intimidation et le blocage des salles de classe, et que les jugements de cour «ont confirmé de façon unanime l'inexistence du droit de grève étudiant et le droit inaliénable des étudiants d'assister à leur cours». «La Fondation 1625, seul rempart contre les associations étudiantes extrémistes et les étudiants désirant compléter leur diplôme en paix, utilisera encore toutes les ressources nécessaires afin de contrecarrer l'ASSÉ, et ce, dans tous les établissements d'enseignement supérieur du Québec», a promis un associé de la Fondation, Miguaël Bergeron. 

Avec Élisabeth Fleury, Le Soleil

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