Démission de Sylvie Roy: «un drame humain», dit Legault

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(Québec) «C'est un drame humain. Ce n'est pas une affaire politique», dit le chef de la Coalition avenir Québec, François Legault, en commentant pour la première fois la démission de Sylvie Roy.

Il sait que la nouvelle députée indépendante n'apprécie pas que la Coalition avenir Québec ait évoqué «des problèmes de comportement» pour expliquer la situation et qu'elle réfute cette assertion.

«Sauf que c'est la vérité, rétorque le chef. La vérité, c'est que plusieurs personnes, dont un certain nombre de députés, incluant des députés qui sont des voisins de son comté, sont venues me dire qu'elle était souvent absente à des rendez-vous qu'elle avait confirmés. C'était la même chose à l'Assemblée nationale.

«On s'était rendu compte depuis un certain nombre de mois que Sylvie n'accomplissait pas ses fonctions à l'Assemblée nationale et dans sa circonscription. Notre leader, François Bonnardel, l'a rencontrée lundi pour essayer de l'aider. Elle a plutôt choisi de démissionner, de quitter la CAQ.»

«Comme chef, j'avais la responsabilité d'agir», dit encore François Legault en entrevue avec Le Soleil.

Le chef de la deuxième opposition plaide sa bonne foi. «Je ne me rappelle pas qu'elle nous ait dit qu'on la privait de son droit de parole ou qu'elle était en désaccord avec les positions de la CAQ.»

Il nie lui avoir dit : «Je vais dire que tu as des problèmes de comportement. Tu nous fais mal, on va te faire mal.»

«Ce que je lui ai dit, c'est que je pensais que c'était une mauvaise idée qu'elle quitte, que je souhaitais qu'elle règle ses problèmes et qu'on était prêts à l'aider. Elle m'a demandé de ne pas réagir à sa démission. Je lui ai expliqué que je devais dire la vérité. C'est tout ce que je lui ai dit; que je me sentais obligé de dire la vérité.»

M. Legault élude les questions portant sur le nombre élevé de départs survenus à la Coalition avenir Québec, sur l'impression qu'elle donne d'être un navire qu'on quitte. Il revient au cas de Sylvie Roy.

«Je trouve ça malheureux et je lui souhaite sincèrement de régler ses problèmes. Je trouve ça triste.»

«Nous regrettons tous la tournure publique des événements. Nous voulons tous le plus grand bien pour Sylvie», peut-on lire dans un communiqué de presse de la Coalition avenir Québec.

«Excuses mesquines»

Sylvie Roy juge les excuses de la CAQ «mesquines». Elle dit n'avoir rien à se reprocher. Elle répète qu'elle veut retrouver une plus grande liberté de parole et une liberté d'action, ce qu'elle pourra désormais faire comme élue indépendante.

Elle juge les excuses mesquines, mais dit vouloir passer à autre chose. Elle veut tourner la page. C'est pourquoi elle n'enverra pas la lettre qu'elle disait, jeudi matin, vouloir acheminer aux journaux.

Après les démissions des libéraux Marguerite Blais et Gilles Ouimet et la décision de Sylvie Roy de siéger comme indépendante, voici la composition des quatre partis représentés à l'Assemblée nationale du Québec : le Parti libéral du Québec compte 69 élus; le Parti québécois, 30; la Coalition avenir Québec, 20 et Québec solidaire, 3.

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