Couillard ne condamne pas les primes à ses députés

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Le premier ministre Philippe Couillard

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(Saint-Georges-de-Beauce) Le premier ministre Philippe Couillard ne voit pas matière à condamner les allocations de départ empochées par ses deux députés démissionnaires.

Le chef libéral, qui ne s'était pas gêné pour critiquer la prime de 150000$ de l'ex-ministre Yves Bolduc, en février, adopte une attitude différente au sujet des montants touchés par Marguerite Blais (150000 $) et Gilles Ouimet (56000 $).

Toujours favorable à une révision globale de la rémunération des députés, M. Couillard suggère de mettre «à l'écart» du débat le cas des deux libéraux. Dans toutes les propositions faites au sujet des primes de départ, justifie-t-il, «tout le monde s'entend que dans des cas de difficultés personnelles ou familiales particulières, ce serait acceptable.»

Les deux députés ont invoqué des motifs personnels pour expliquer leur démission, mais aussi une déception que la porte du conseil des ministres leur reste fermée. Mme Blais a évoqué le décès récent de son mari et M.Ouimet, son désir de se rapprocher de ses enfants.

«pas de nos affaires»

M. Couillard ne va pas jusqu'à dire que l'allocation était méritée pour ces élus qui démissionnent en cours de mandat. «Si je répondais à cette question, je parlerais de leurs enjeux personnels, et ce n'est pas de nos affaires d'en parler», affirme-t-il. Il insiste sur la consultation par Mme Blais et M.Ouimet du commissaire à l'éthique et à la déontologie.

Plus tôt cette semaine, le député péquiste Bernard Drainville a incité le premier ministre à mettre fin aux allocations de départ des démissionnaires. Une pratique en contradiction directe avec les politiques d'austérité budgétaire du gouvernement, a-t-il fait valoir.

«À part la petite politique et le populisme qu'on fait là-dessus, la seule façon de régler le régime de rémunération des députés, c'est de mettre en place ce qu'un comité indépendant a proposé», a répété le premier ministre du Québec.

Les 31 recommandations du comité présidé par la juge à la retraite Claire L'Heureux-Dubé, dévoilées il y a deux ans, sont les seuls repères objectifs en matière de rémunération des élus, selon M. Couillard. Et choisir d'appliquer à la pièce certaines parties du rapport donne prise à des accusations de conflit d'intérêts des députés, croit-il.

Il ne faut donc pas traiter à part la question des allocations de départ, poursuit-il. «On occulterait la plus grande partie des enjeux qui touchent la rémunération des députés, affirme M. Couillard. Il y a les primes, il y a le régime de retraite, il faut en parler, les primes non imposables qui font partie de la rémunération globale des députés... C'est pour ça que le rapport a été utile. Parce que la question était placée entre les mains de gens indépendants qui ne sont pas eux-mêmes concernés par la question.»

Les parlementaires ne parviennent pas à s'entendre sur une réforme de leur rémunération parce que le rapport L'Heureux-Dubé, s'il recommande la hache dans plusieurs primes et allocations de toutes sortes, suggère en contrepartie une hausse considérable du salaire du député. Une avenue difficile à soutenir politiquement pour les élus, particulièrement en ces temps de compressions.

Les députés libéraux se réunissent en Beauce pendant deux jours pour préparer la session parlementaire automnale qui s'ouvrira le 15septembre.

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