Pas d'allocation de départ sans justification, suggère Moreau

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Pour le ministre des Affaires municipales, Pierre Moreau, qui refuse de se prononcer sur les cas spécifiques de ses collègues Marguerite Blais et Gilles Ouimet, la sempiternelle question des allocations pourrait se régler à travers un comité de parlementaires.

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(Québec) Un député qui démissionne en cours de mandat devrait se justifier auprès d'un comité de l'Assemblée nationale avant de pouvoir toucher une allocation de départ, estime le ministre Pierre Moreau.

Les départs annoncés de deux députés libéraux d'arrière-ban, Marguerite Blais et Gilles Ouimet, qui ont tous deux évoqué leur déception de ne pas siéger au Conseil des ministres, créent un certain malaise au sein du gouvernement. D'autant qu'ils empocheront chacun leur allocation de départ.

Pour le ministre des Affaires municipales, Pierre Moreau, qui refuse de se prononcer sur le cas précis de ses deux collègues, la sempiternelle question des allocations pourrait se régler à travers un comité de parlementaires.

«Moi, je dis, les gens ne devraient pouvoir toucher une prime de départ que lorsque le départ est motivé par des raisons qui s'expliquent soit par la compassion, des raisons de santé ou familiales, ou des raisons du même ordre, mais débattues devant un comité pour préserver l'aspect privé de la vie des individus. Et le comité décide.»

Cette approche au cas par cas pour juger de l'opportunité de verser l'allocation pourrait être responsabilité du bureau de l'Assemblée nationale ou d'un nouveau comité, suggère-t-il.

Rapport L'Heureux-Dubé

À l'automne 2013, un comité présidé par l'ex-juge de la Cour suprême, Claire L'Heureux-Dubé a suggéré différents changements au régime actuel de rémunération des députés. Le rapport L'Heureux-Dubé recommande notamment l'abolition des allocations aux députés démissionnaires à moins que des «problèmes de santé importants» ou des «raisons familiales sérieuses» le justifient.

Le ministre responsable de la Réforme des institutions démocratiques, Jean-Marc Fournier, devait déposer au printemps dernier un projet de loi basé sur les 31 recommandations du rapport. Mercredi, M. Fournier a écarté l'idée de ne réformer que l'aspect des allocations de départ. «Quand on se met à disséquer le rapport, on commence à faire du conflit d'intérêts de la part des députés qui disent : "Je prends ça pour faire une petite game politique." [Un règlement partiel] contrevient à l'esprit et à la lettre du rapport.»

Il a relancé la balle aux partis d'opposition pour ce qui est de trouver une conclusion à un dossier qui fait mal paraître tous les élus.

Il est revenu sur un aspect dont les médias ne parlent pas assez et que les citoyens ignorent : le rapport L'Heureux-Dubé ferait économiser 400 000 $ aux contribuables, en prévoyant une hausse du salaire des élus qui serait amoindrie par une refonte du régime de primes en tous genres.

La présidente du caucus Nicole Ménard n'a pu cacher un certain malaise. Elle a «parlé de ma collègue Marguerite. Elle a passé à travers une période incroyable [...] d'émotions extrêmes», notamment marquée par le décès de son conjoint.

Mais Mme Ménard s'est contentée de dire qu'elle «respecte énormément [le] choix» de M. Ouimet, qui a plaidé que «l'exercice de [ses] fonctions de député était incompatible avec [sa] situation personnelle et familiale». Pour Mme Ménard, «c'est son choix, qu'est-ce que je peux dire? Je n'ai pas à discuter sa décision».

Les ratés de l'économie chinoise planent sur le Plan Nord

Les ratés de l'économie chinoise n'auront aucun effet sur les cibles budgétaires et sur les prévisions de revenus que se donne le gouvernement du Québec. Mais ils pourraient se traduire par un ralentissement du Plan Nord. Le ministre des Finances Carlos Leitão s'est fait rassurant sur l'effet des turbulences boursières et financières qui agitent le pays le plus populeux de la planète. Les Chinois «sont des acteurs importants dans les investissements miniers dans le Plan Nord», a convenu le ministre Leitão. Les difficultés qu'ils vivent «pourraient retarder certains projets. «C'est possible, a-t-il repris. Il faut reconnaître que la progression des prix, aujourd'hui, à la fin août 2015, est moins élevée, moins robuste qu'il y a six mois.»

L'effet sur le Québec s'annonce faible, a-t-il repris. «Ce qui se passe en Chine, c'est très important. La volatilité des marchés qui en résulte, aussi. Mais, pour nous, à court terme, ce qui est vraiment crucial, c'est l'économie américaine. «Est-ce que nos exportations vers les États-Unis vont bien et est-ce que les prévisions et perspectives dans six mois, un an, se sont détériorées ou pas? Non, elles ne se sont pas détériorées. L'économie américaine roule très bien. Je ne vois pas de détériorations de nos exportations et, donc, de nos entrées fiscales.» Carlos Leitão s'est dit «tout à fait» convaincu d'amener le Québec à l'équilibre budgétaire tel qu'annoncé dans son énoncé budgétaire. Les soubresauts de l'économie mondiale ne réservent «pas de surprise au cadre financier» de son gouvernement, a soulevé la ministre. «Nous allons atteindre nos cibles.» Michel Corbeil

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