Maltais demande de scinder le projet de loi sur les discours haineux

Agnès Maltais  souligne que même des groupes minoritaires qu'il... (Photothèque Le Soleil)

Agrandir

Agnès Maltais  souligne que même des groupes minoritaires qu'il est censé protéger sont réfractaires ou se questionnent sur le projet de loi 59.

Photothèque Le Soleil

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Rimouski) Le Parti québécois n'appuiera jamais le projet de loi 59 visant à contrer les discours haineux et ceux incitant à la violence. Il demande au gouvernement Couillard de le scinder, car la partie sur les mariages forcés pourrait, elle, être adoptée avec son soutien.

«On est contre, mais on veut au moins sauver les meubles», explique Agnès Maltais. Dans l'état actuel des choses, «ce n'est pas un projet de loi de lutte à la radicalisation; c'est un projet de loi de lutte à la liberté d'expression».

L'élue de Taschereau souligne que même des groupes minoritaires qu'il est censé protéger y sont réfractaires ou se questionnent. «Les groupes les plus victimes de discours haineux selon Statistique Canada sont les juifs, la communauté noire et les LGBT [lesbiennes, gais, bisexuels et transgenres]. Or, ils sont tous venus dire [en commission parlementaire] qu'ils étaient contre ou qu'ils étaient extrêmement inquiets.»

Le projet de loi 59 comporte toutefois «une partie sur laquelle on peut travailler rapidement et avoir de bons résultats», assure Mme Maltais en faisant référence à celle portant sur les mariages forcés et visant aussi «à aider les commissions scolaires à lutter contre la radicalisation».

Agnès Maltais soutient qu'elle tend ainsi une main à la ministre Stéphanie Vallée.

La veille, elle avait commenté la démission du libéral Gilles Ouimet en pourfendant la ministre de la Justice. «Si j'avais un CV comme celui de Gilles Ouimet, moi aussi je serais étonnée de voir Stéphanie Vallée comme ministre de la Justice, car elle n'est pas à la hauteur», avait-elle décoché.

La ministre Vallée a fermé la porte à la demande de l'opposition officielle, mais pas à double tour. «Pour le moment», dit-elle, il n'est pas question de scinder un projet visant «à protéger les personnes et les groupes contre les discours haineux».

Il est faux d'affirmer que le projet de loi 59 porte atteinte à la liberté d'expression, affirme la titulaire de la Justice. Il est faux d'affirmer que toute critique pourrait être assimilée à un «discours haineux», une expression définie par la Cour suprême, se défend-elle.

Elle estime que les craintes exprimées par l'avocat Julius Grey relèvent d'une «interprétation» de la pièce législative.

Partager

À lire aussi

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer