Fin des applaudissements à l'Assemblée nationale: des appuis pour Gendron

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Jean-Marc Fournier (photo), le leader parlementaire du gouvernement, croit que la moitié des députés libéraux voit d'un bon oeil la proposition de François Gendron. L'autre la repousserait.

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(Rimouski) Même si elle en a surpris plus d'un, la proposition du doyen des élus de l'Assemblée nationale du Québec, François Gendron, de bannir les applaudissements à la période des questions - pour les réserver à des moments exceptionnels ou lors d'hommages - récolte des appuis chez d'autres députés du Parti québécois. Elle trouve aussi un écho du côté gouvernemental.

En entrevue avec Le Soleil la semaine dernière, le député François Gendron a estimé que les applaudissements fusant à tout bout de champ accroissent à outrance la partisanerie. «Je ne crois pas que des applaudissements après chacune des réponses ou des questions posées contribuent à la bonne marche des travaux parlementaires. Les députés sont les seuls acteurs qui s'applaudissent tout le temps», se désolait M. Gendron.

On savait déjà le président du caucus des députés du Parti québécois, Sylvain Pagé, favorable à l'idée. Voilà qu'elle reçoit le soutien de Nicolas Marceau, député de Rousseau et ministre des Finances sous Pauline Marois. M. Marceau se déclare partisan de «tout ce qui peut réduire l'excès de partisanerie».

D'autres députés comme Pascal Bérubé estiment qu'il s'agit d'une bonne proposition parmi d'autres.

«Ça fait partie des enjeux dont on doit discuter», renchérit l'élu du Lac-Saint-Jean, Alexandre Cloutier.

Plusieurs députés péquistes rejettent toutefois la proposition. Ils expliquent que l'attrait d'une suggestion comme celle-là chez certains témoigne seulement du malaise existant quant au déroulement de la période des questions - et du spectacle pas toujours reluisant qu'on y donnerait à voir.

 Des expulsions?

Le leader parlementaire du gouvernement, Jean-Marc Fournier, n'a pas mené d'enquête, mais il se dit convaincu que la moitié des députés de son groupe politique voient d'un bon oeil la proposition de François Gendron. Des appuis anonymes et inattendus pour le député d'Abitibi-Ouest.

Mais M. Fournier ajoute qu'une autre moitié des élus libéraux la repousseraient si elle leur était soumise, en plus d'opiner qu'elle serait inapplicable.

Trop souvent, «on est des modèles à l'envers», laisse tomber Jean-Marc Fournier en entrevue avec Le Soleil. Sur cet aspect des choses, il rejoint M. Gendron. Mais il soutient que la meilleure façon de ramener plus de discipline et de respect durant la période des questions est de faire en sorte que le président de l'Assemblée nationale expulse les élus visés par un troisième rappel à l'ordre, tel que le prévoit l'article 42 de leur règlement.

Le président de l'Assemblée nationale ne se rend jamais jusque-là. Il le pourrait et il le ferait si tous les groupes politiques lui demandaient de serrer la vis de ce côté, pense le leader parlementaire libéral.

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