Retrait de Colette Roy Laroche: «une icône pour les maires au Québec», dit Labeaume

Le maire de Québec, Régis Labeaume, en compagnie... (Photo La Presse, Robert Skinner)

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Le maire de Québec, Régis Labeaume, en compagnie de la mairesse de Lac-Mégantic, Colette Roy-Laroche

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(Québec) «Colette, c'est une icône pour nous autres, les maires au Québec. C'est quelqu'un pour qui on a beaucoup d'admiration», témoigne Régis Labeaume, maire de Québec et ami de la mairesse de Lac-Mégantic depuis les horribles événements de 2013. «Je trouve sa force énigmatique, c'est une force qui me subjugue», ajoute-t-il sur un ton plus personnel, éminemment respectueux.

Le maire de Québec n'a que des bons mots pour Colette Roy Laroche, qu'il appelle toujours par son prénom comme si elle faisait partie de la famille. «Avec elle, what you see is what you get», résume-t-il en entrevue téléphonique au Soleil, en marge de sa tournée de promotion de l'amphithéâtre. 

Solide, chaleureuse, patiente, «rigolote» en privé, M. Labeaume considère que la mairesse la plus populaire du Québec doit son succès politique et médiatique à sa droiture. «Quand on parle de résilience... Je ne connais pas personne de meilleur qu'elle actuellement», lance-t-il. 

Jeudi matin, Mme Roy Laroche a averti son homologue de Québec qu'elle s'apprêtait à annoncer son retrait imminent de la politique. «On en avait beaucoup discuté avant le départ pour nos vacances respectives. J'aurais eu l'impression qu'elle revenait», a-t-il confié, un peu déçu de la voir tirer sa révérence. Mais il dit comprendre: «Il y a un boutte à être solide!»

Selon l'analyse de M. Labeaume, c'est le décès de son mari et complice qui a ébranlé la mairesse de Lac-Mégantic. Et aussi les aspects «moins glamour» du quotidien d'une politicienne dont la ville a été attaquée en plein coeur, plongée dans un deuil national et déchirée sur le sens à donner à la reconstruction. De la peine, des chicanes, il y en a eu, rappelle son ami. «Les bouts qu'on n'a pas vus, c'est peut-être des bouts très tough pour Colette et c'est peut-être pour ça aussi» qu'elle quitte, dit-il. 

Après lui avoir envoyé des fleurs, le maire Labeaume se promet de parler directement à sa collègue. Il veut savoir si elle a besoin d'aide, lui prescrira aussi des vacances dans la capitale. Dans les jours suivant l'explosion du train, la Ville de Québec était venue à la rescousse de Lac-Mégantic en lui prêtant des employés. Il y en a toujours une en poste là-bas, plus de deux ans après les événements.

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