François Gendron propose de bannir les applaudissements à l'Assemblée nationale

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Le député péquiste François Gendron estime que les applaudissements devraient être réservés à des moments solennels.

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(Québec) Le doyen des élus de l'Assemblée nationale du Québec, François Gendron, estime que bannir les applaudissements à la période des questions - ou les réserver à des moments exceptionnels - concourrait à rendre plus digne cet exercice de la vie parlementaire, en plus de le rendre plus efficace.

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François Gendron

Photothèque Le Soleil

«Il ne faudrait pas qu'il y ait d'applaudissements à la période des questions», déclare le député péquiste en entrevue avec Le Soleil. Ils accroissent à outrance la partisanerie, selon lui.

Actuellement, et depuis toujours, les élus d'un même groupe parlementaire à l'Assemblée nationale applaudissent systématiquement lorsqu'un collègue, a fortiori lorsqu'il s'agit de leur chef, prend la parole.

François Gendron estime que les applaudissements devraient être réservés à des moments solennels, comme ceux ayant suivi l'adoption du projet de loi sur l'aide médicale à mourir - pour lequel les partis ont travaillé en collégialité - ou lorsqu'il s'agit de rendre hommage à des gens.

«Je ne crois pas que des applaudissements après chacune des réponses ou des questions posées contribuent à la bonne marche des travaux parlementaires. Les députés sont les seuls acteurs qui s'applaudissent tout le temps», se désole M. Gendron.

À l'heure svp!

Le député péquiste d'Abitibi-Ouest, actuellement troisième vice-président de l'Assemblée nationale, a d'autres propositions en tête.

Elles visent toutes à ramener, selon ses mots, plus de discipline, de dignité et de respectabilité à la période des questions, où les foires d'empoigne sont légion.

Tout devrait débuter par une chose toute simple, dit François Gendron, soit de commencer ce moment phare de la vie parlementaire... à l'heure prévue - que tous les députés soient arrivés ou pas. Il croit que très rapidement, tout le monde se pointerait enfin à l'heure.

Il voudrait aussi que la période des échanges entre le gouvernement et les partis d'opposition ne soit plus empoisonnée par les interventions régulières des leaders des partis au Salon bleu sur des «questions de règlement». Elles hérissent toujours les adversaires et entravent le bon déroulement des travaux.

Notons qu'il y a déjà un député à l'Assemblée nationale qui a décidé il y a longtemps de ne plus applaudir afin, justement, de ne pas alimenter le côté spectacle de la période des questions. Ce député, c'est le péquiste Sylvain Pagé. Personne ne peut l'accuser de manquer pour autant de solidarité envers ses collègues, puisqu'il est le président du caucus des élus du Parti québécois.

François Gendron représente la circonscription d'Abitibi-Ouest sans interruption depuis le 15 novembre 1976. Il a déjà été président de l'Assemblée nationale, vice-premier ministre du Québec, en plus d'occuper plusieurs postes ministériels, notamment à l'Agriculture, aux Ressources naturelles et à l'Éducation.

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