UberX: les jeunes libéraux contre Poëti

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Rien n'indique que les libéraux élargiront à Uber le modèle qu'ils veulent créer avec Airbnb.

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(Québec) La Commission-Jeunesse du Parti libéral du Québec estime que le ministre des Transports du Québec, Robert Poëti, mène un combat d'arrière-garde en cherchant à tout prix à interdire les activités d'UberX. Les jeunes libéraux croient qu'il vaudrait mieux légiférer afin de légaliser et d'encadrer la pratique des chauffeurs d'Uber.

Le président de la Commission-Jeunesse du PLQ, Nicolas Perrino, presse le gouvernement libéral de Philippe Couillard de favoriser l'essor de l'«économie de partage» dans tous les domaines, du transport à l'hébergement. Il faut collaborer avec les principaux joueurs que sont Uber, Amigo-express, SideCar, Haillo, Canadastay ou Homelidays, dit-il.

Il faut favoriser «des solutions répondant directement aux besoins des citoyens en remettant en question les normes établies, si nécessaire», affirme M. Perrino.

Le président de la Commission-Jeunesse du Parti libéral du Québec se dit heureux d'avoir lu dans Le Soleil que le gouvernement légalisera sous peu l'hébergement de type Airbnb. En contrepartie, Québec percevra des revenus de taxation et augmentera le nombre d'inspecteurs sur le terrain.

Pour l'heure, rien n'indique que le gouvernement Couillard élargira à UberX le modèle qu'il veut créer avec Airbnb. Encore récemment, le ministre Robert Poëti a déclaré que «d'aucune façon» il ne considère UberX comme du transport légal. «Je l'ai dit haut et fort : c'est du transport illégal. Et nous agissons contre le transport illégal actuellement», a-t-il déclaré sans ouvrir d'autres perspectives.

Cette nouvelle activité est prisée par les jeunes, note Nicolas Perrino. Elle menace par contre l'industrie du taxi et ses chauffeurs, lesquels ont payé cher pour décrocher un permis d'exploitation.

Avant de devenir une position officielle de la Commission-Jeunesse du PLQ, ses membres devront d'abord voter en faveur de l'idée «d'encourager l'économie de partage». Ils en discuteront en fin de semaine à Shawinigan, où ils seront réunis en congrès.

Politique nataliste

Dans son cahier de résolutions, le groupe propose par ailleurs une politique nataliste revue et corrigée. La Commission-Jeunesse dit vouloir encourager les naissances en renversant le cadre actuel. Elle préconise une réduction du soutien financier reçu à l'arrivée d'un premier enfant et une bonification allant en s'accroissant pour les suivants.

Elle demande également un approfondissement de la «gouvernance régionale». Elle affirme vouloir «valoriser le rôle des municipalités régionales de comté dans une perspective d'accroissement de l'autonomie municipale et de l'élargissement de certaines compétences». Elle suggère en outre de «rendre plus efficaces les méthodes de reddition de comptes pour les fonds octroyés aux municipalités par le gouvernement du Québec». Elle rappelle toutefois que «tout transfert de compétences aux municipalités» devra s'«accompagner de sources de revenus adéquates et diversifiées».

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