NPD à Québec: le «vrai test» après la vague orange

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Annick Papillon a ajouté sa voix à ceux qui dénoncent le déclenchement d'une campagne si hâtive, longue et dispendieuse.

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Les Canadiens sont appelés aux urnes le 19 octobre. »

(Québec) Quatre ans après la «vague orange» qui a déferlé sur la capitale, la néo-démocrate Annick Papillon démarre sa deuxième campagne électorale avec un tout autre chapeau : d'inconnue en 2011, elle se présente maintenant avec un bilan de députée à défendre.

«J'ai tout fait moi-même en 2011. J'ai posé des pancartes. Maintenant, j'ai des dizaines de bénévoles. Mais c'est aussi le vrai test qui s'en vient», lance la députée sortante de Québec, propulsée sur les banquettes de la Chambre des communes en mai 2011.

«En 2011, pendant les deux premières semaines de campagne, je travaillais. Il fallait bien continuer à payer le loyer», illustre-t-elle.

Vague orange, «effet Jack Layton», Annick Papillon en est bien consciente. Comme ses collègues du NPD qui ont balayé les cinq circonscriptions de Québec lors du dernier scrutin, elle a l'impression que celui du 19 octobre est un véritable jugement sur elle comme politicienne, maintenant qu'elle a un bilan à défendre.

«Le 19 octobre au soir, je vais savoir. Ça passe ou ça casse. Ce sera l'instant décisif. Les gens vont décider de mon destin. Je sais que rien n'est joué. Et c'est ça, le jeu politique. C'est ça, la démocratie.»

Autre différence avec la campagne de 2011 : un gouvernement néo-démocrate cette fois-ci véritablement envisageable, selon Annick Papillon. Un sondage Ekos dévoilé vendredi plaçait le NPD en avance dans les intentions de vote au pays.

«C'est peut-être la campagne qui montrera au monde entier l'élection d'un gouvernement de gauche. Tout est possible. Il faut donner une chance à quelque chose de plus grand», a-t-elle dit en allusion notamment à l'élection d'un gouvernement du NPD en Alberta en mai.

«On est très enthousiastes et on se bat pour le grand test. Thomas [Mulcair] se bat pour être premier ministre.»

Longue campagne

Malgré l'enthousiasme, Annick Papillon a ajouté sa voix à ceux qui dénoncent le déclenchement d'une campagne si hâtive, longue et dispendieuse.

«J'avoue que jusqu'à la dernière minute, je me disais que ce n'était pas possible, que Stephen Harper allait peut-être reculer. Qu'il n'allait pas déclencher aussi tôt puisque les gens sont tellement fâchés. Mais en même temps, connaissant M. Harper...» a-t-elle laissé tomber.

La néo-démocrate craint qu'une campagne de 78 jours désintéresse les électeurs. «Je me promenais sur la rue Saint-Jean et les gens me disaient : "Ah non, pas déjà une campagne!"» relate-t-elle.

Raison de plus, croit la candidate, pour se garder de l'énergie et des munitions. Ne pas trop user le citoyen. «La manière que je le vois est de ne pas sprinter au début.» La longueur de la campagne joue aussi sur la stratégie et, surtout, l'argent, le nerf de la guerre.

Par exemple, le fait de payer le double pour louer un local électoral, illustre Mme Papillon.

«C'est quelque chose à revoir compte tenu des nouveaux délais. Notre stratégie change un peu», admet-elle. «Mais on va y aller à notre rythme pour ne rien brusquer.»

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