Coup d'envoi du marathon électoral

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Les Canadiens sont appelés aux urnes le 19 octobre. »

Lina Dib
La Presse Canadienne
Ottawa

Stephen Harper déclenche la plus longue campagne électorale de l'histoire moderne du Canada. À 11 semaines, la campagne fédérale sera deux fois plus longue et probablement deux fois plus chère que la dernière.

En sortant de chez le gouverneur général à qui il venait de demander de dissoudre le Parlement, le chef conservateur a tenté de justifier son choix d'une campagne de 78 jours.

«Les autres partis ont déjà commencé leur campagne (...) C'est essentiel que nous utilisions nos propres fonds (...), pas des fonds parlementaires, pas des fonds gouvernementaux mais des fonds des partis eux-mêmes», a-t-il répondu à répétition aux cinq journalistes qui ont eu le droit de lui poser des questions.

«M. Harper nous a menti carrément. Il va se faire rembourser 50 pour cent de ses dépenses», a lancé le chef du Bloc québécois Gilles Duceppe, quelques minutes plus tard.

D'ici le vote du 19 octobre, chaque parti politique aura le droit de dépenser 675 000$ par jour, chaque candidat 2700 $ par jour. Environ la moitié de cette somme sera remboursée aux partis et aux candidats par les contribuables canadiens.

M. Duceppe était dans les bureaux de son parti, à Montréal.

À l'autre bout du pays, à Victoria, la leader du Parti vert du Canada, Elizabeth May disait à Stephen Harper qu'il devrait «avoir honte» de faire payer aux Canadiens des dizaines de millions de dollars de plus que nécessaire pour l'exercice électoral.

Les commentaires du chef du Parti libéral, Justin Trudeau, à Vancouver lui ont fait écho quelques heures plus tard.

«Stephen Harper (...) a dépensé (...) votre argent. 125 millions $ de votre argent. Pourquoi? Parce que c'est la meilleure idée qu'il a eu pour s'aider à garder son propre emploi», a-t-il lancé, soulignant en passant que la majorité des Canadiens sont en plein milieu d'un week-end de trois jours.

Plus près d'Ottawa, le chef néo-démocrate Thomas Mulcair a souligné le lancement de la campagne électorale derrière le Musée de l'histoire, à Gatineau, le parlement lui servant de décor, de l'autre côté de la Rivière des Outaouais.

Il n'a presque rien dit de l'explosion de la facture électorale, se contentant de dénoncer «les priorités de M. Harper», soit de «dépenser des millions de dollars sur des publicités gouvernementales qui lui sont favorables et sur un déclenchement précoce de la campagne électorale». Les journalistes n'ont pas pu lui demander de commenter davantage la chose puisqu'il a refusé de répondre à leurs questions.

Parler économie

Dans sa déclaration pour lancer sa campagne, M. Mulcair s'est concentré sur le bilan économique du gouvernement conservateur.

«Il a eu huit déficits de suite et a ajouté plus de 150 milliards $ à la dette», a-t-il dit de M. Harper.

«Les Canadiens méritent un premier ministre qui a l'expérience et le leadership nécessaires pour réparer les dommages causés par Stephen Harper», a-t-il ajouté, écorchant subtilement au passage son rival libéral.

M. Trudeau a lui aussi tenté de faire d'une pierre deux coups. «Vous ne voulez pas remplacer un plan raté par un mirage. (...) Le plan de M. Harper a échoué et le plan de M. Mulcair n'est qu'un mirage», a-t-il dit, entouré de ses candidats de Colombie britannique.

Quelques heures plus tôt, M. Harper se dépeignait comme la voix de la prudence et de l'expérience, en dénigrant ses adversaires. «Les Canadiennes et les Canadiens vont faire un choix sérieux entre une expérience concrète qui a fait ses preuves et une approche dangereuse qui a déjà échoué et qui échoue dans d'autres pays.»

Aux urnes, le 19 octobre

Le 19 octobre, les Canadiens éliront 338 députés fédéraux. C'est 30 de plus qu'en 2011, la carte électorale ayant été redessinée. Au Québec, ce sera 78 circonscriptions plutôt que 75.

A la dissolution de la Chambre, les conservateurs comptaient 159 députés, le NPD, 95, le Parti libéral 36, le Bloc québécois 2, les Verts 2, Forces et Démocratie 2. Il y avait aussi 8 indépendants et 4 sièges vacants.

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