Élections fédérales: Québec collée aux tendances

La députée bloquiste Christiane Gagnon, Gilles Duceppe, et... (Photothèque Le Soleil)

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La députée bloquiste Christiane Gagnon, Gilles Duceppe, et sa femme, Yolande Brunelle, en arrêt de campagne à Québec en 1997.

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Les Canadiens sont appelés aux urnes le 19 octobre. »

(Québec) Imprévisible, mystérieuse, conservatrice, indépendante. Peu importe comment on la qualifie, la région de Québec aura tous les projecteurs braqués sur elle le 19 octobre prochain. Le Soleil est remonté jusqu'au scrutin de 1993 pour tenter de dégager une tendance dans les résultats de vote. Un seul constat : lors des sept derniers appels aux urnes fédérales, ses électeurs ont voté la plupart du temps comme la majorité des Québécois.

1993 : Bleu bloc

Lorsque le Bloc Québécois dirigé par Lucien Bouchard présente pour la toute première fois des candidats dans la province à la veille du référendum de 1995, la région de la Capitale-Nationale embarque à fond. Au scrutin du 25 septembre 1993, les électeurs des neuf circonscriptions élisent des députés bloquistes. Michel Guimond (Montmorency-Charlevoix-Haute-Côte-Nord) et Christiane Gagnon (Québec) conserveront leur siège jusqu'au déferlement de la vague orange en 2011. Le parti nouvellement formé devient l'opposition officielle tandis qu'il détient la majorité des sièges au Québec, soit 54. Ce sont les libéraux de Jean Chrétien qui sont à la tête du Canada.

La région ne vote donc pas avec le pouvoir à Ottawa, mais se range plutôt avec l'ensemble des Québécois.

1997 : Encore le Bloc

Même s'il perd à la fois le référendum en 1995 et son statut d'opposition officielle à Ottawa lors des élections de 1997, le Bloc Québécois demeure majoritaire dans la province. La lune de miel avec les électeurs de la grande région de Québec n'est pas terminée puisque les neuf circonscriptions décident de refaire confiance à Gilles Duceppe, nouvellement élu chef du parti. Les libéraux de Jean Chrétien conservent leur majorité au pays.

Encore une fois, Québec ne se démarque pas du reste de la province en demeurant fidèle au Bloc québécois.

2000 : Les libéraux gagnent du terrain

Le Bloc québécois perd encore des plumes au Québec passant de 44 à 38 députés. Trois sièges perdus le sont dans la grande région de la Capitale-Nationale, soit dans Louis-Hébert, Portneuf et Québec-Est. Ce sont respectivement les libéraux Hélène Scherrer, Claude Duplain et Jean-Guy Carignan qui donnent une nouvelle teinte de rouge à Québec. Le chef du Parti libéral du Canada, Jean Chrétien, domine encore une fois au Canada avec une majorité de sièges.

Comme ailleurs dans la province, les gens de Québec envoient un signal au Bloc québécois en ne lui signant pas de nouveau chèque en blanc.

2004 : Un scandale au profit du Bloc

Le scandale des commandites fait mal aux troupes libérales, dirigées par Paul Martin lors du scrutin de 2004. Le chef libéral perd la confortable majorité de son prédécesseur, alors que le Parti conservateur de Stephen Harper devient l'opposition officielle dans un gouvernement minoritaire. Paul Martin ne convainc cependant pas les Québécois, qui lui préfèrent largement Gilles Duceppe. C'est aussi le cas dans la grande région de Québec où le Bloc québécois regagne ses neuf sièges.

Malgré l'arrivée en force de Stephen Harper dans le reste du pays, les électeurs de la Capitale-Nationale demeurent froids devant les conservateurs. Ils votent comme leurs homologues de la province, soit en majorité pour le Bloc québécois.

2006 : Les conservateurs gagnent le coeur des canadiens

Frappé de plein fouet par la commission Gomery, le Parti libéral du Canada de Paul Martin perd le pouvoir au profit des conservateurs toujours dirigés par Stephen Harper. Celui-ci parvient à faire une percée au Québec avec l'élection de dix députés, dont six sont issus de la grande région de la Capitale-Nationale, qui délaisse le Bloc Québécois. Celui-ci conserve néanmoins deux sièges, tandis que l'animateur André Arthur s'empare d'un troisième.

Contrairement au reste de la province qui accorde encore sa confiance au Bloc Québécois (51 sièges), les électeurs de Québec choisissent majoritairement les conservateurs pour les représenter à Ottawa. Ils votent donc du côté du pouvoir.

2008 : Peu de changement

La débandade du Parti libéral du Canada se poursuit avec Stéphane Dion qui perd des sièges partout au Canada. Malgré tout, les troupes conservatrices de Stephen Harper ne parviennent pas à arracher la majorité tant souhaitée. Le portrait ne bouge pas énormément dans la province québécoise ni dans la région de la Capitale-Nationale. Il n'y a qu'une circonscription qui change d'allégeance, soit celle de Louis-Hébert, où le conservateur Luc Harvey s'incline devant le bloquiste Pascal-Pierre Paillé.

Comme en 2006, les électeurs de la Capitale-Nationale penchent pour le pouvoir au contraire de ceux de la province qui préfèrent largement le Bloc québécois.

2011 : Le NPD rafle tout... ou presque

Si le premier ministre sortant Stephen Harper réussit à devenir majoritaire au pays, la province de Québec et la région de la Capitale-Nationale le boudent. Ils se tournent majoritairement vers Jack Layton et ses candidats, pour la plupart néophytes en politique. Le raz-de-marée orange ne fait qu'une bouchée du Bloc québécois, qui ne fait élire que quatre députés. Les libéraux parviennent à peine à se sortir la tête de l'eau avec sept députés élus au Québec.

Comme c'était le cas pour les élections de 1993, 1997, 2000 et 2004, les gens de la grande région de Québec votent comme leurs concitoyens à l'échelle de la province, soit pour l'opposition officielle avec le Nouveau Parti démocratique, et ne laissent que deux sièges aux conservateurs.

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