L'UMQ favorable aux «incitatifs» pour regrouper les services

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Suzanne Roy, présidente de l'UMQ

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(Québec) Le souhait du ministre des Affaires municipales, Pierre Moreau, de proposer des «incitatifs» pour favoriser les regroupements de services est particulièrement bien accueilli par le monde municipal. Reste maintenant à passer de la parole aux actes.

«Qu'il y ait des incitatifs, ça ne peut qu'être positif», a lancé d'entrée de jeu la présidente de l'Union des municipalités du Québec, Suzanne Roy.

Celle qui est aussi mairesse de Sainte-Julie réagissait aux propos du ministre qui, lundi, a promis de trouver des façons d'accommoder les municipalités qui souhaiteraient partager certains services ou infrastructures. Il a notamment évoqué des assouplissements à certains programmes de subvention.

«Des maires et des préfets nous disent : "Nous, on serait prêts à envisager des regroupements. Mais si on fait ça, on est pénalisés sur la base des programmes actuels du gouvernement du Québec"», a relaté lundi M. Moreau qui s'est dit «interpellé» par ce discours. «Des élus qui manifestent la volonté d'un regroupement, mais qui disent ne pas le faire par peur de perdre une subvention liée par exemple à la sécurité publique ou les infrastructures, il faut prendre ça en compte.»

De la musique aux oreilles de la présidente de l'UMQ. «Il faut trouver un moyen de faciliter des regroupements de services, il faut avoir de la souplesse et actuellement, ce n'est pas le cas», a-t-elle réagi. Du même souffle, Suzanne Roy souligne toutefois qu'elle attend de pied ferme que ces propos se traduisent en geste à l'heure où les municipalités québécoises négocient un nouveau pacte fiscal et une autonomie plus grande pour ces «gouvernements de proximité». 

«Il faut trouver un moyen de faciliter des regroupements de services, il faut avoir de la souplesse. Actuellement, ce n'est pas le cas. Ça doit être présent dans la Loi sur la reconnaissance des gouvernements de proximité», a-t-elle dit en allusion à cette loi-cadre prévue d'ici la fin 2016.

Peu d'options

Elle donne en exemple la construction d'un stade de soccer intérieur pour Sainte-Julie en collaboration avec Varennes et Saint-Amable. Peu d'options s'offraient aux trois villes qui ont été contraintes de se tourner vers la création d'une régie pour la gestion de cet équipement qui ouvrira ses portes à l'automne.

«On a eu très peu de possibilités au niveau des formules», a déploré Mme Roy qui espère voir dans d'éventuels assouplissements une façon de faciliter de telles initiatives, notamment celles qui impliquent un partenaire privé. 

La présidente de l'UMQ a aussi retenu que le ministre Moreau réaffirmé lundi qu'il n'était pas question d'imposer des fusions. «C'est fondamental. Il faut respecter l'autonomie», a-t-elle martelé.

Le président de la Fédération québécoise des municipalités (FQM), Richard Lehoux, s'est aussi réjoui de l'ouverture du ministre Moreau vers plus de souplesse. «Sur le terrain, les gens sont prêts à aller plus loin et travailler ensemble», a-t-il commenté au Soleil

M. Lehoux préfère pour l'instant parler de mise en commun de services plutôt que de fusions pour les quelque 1000 municipalités et MRC membres de la FQM. «Donnons-nous l'occasion de regrouper nos services. Avant de se marier, il faut se fréquenter un peu. Et si ça va plus loin, ça ira plus loin, mais donnons-nous d'abord des outils.»

Le maire de Stoneham se dit «très content»

L'analyse d'un scénario de fusion entre Lac-Delage et Stoneham est encore bien vivante. Et si on en saura davantage après le congé estival, le maire de Stoneham, Robert Miller, s'est réjoui mardi de l'ouverture du ministre Pierre Moreau.

«Je reçois ça de façon très positive. Si on peut mettre des regroupements de services en place, c'est bien tant mieux. Je suis très content», a-t-il commenté.

M. Miller ne cache pas être en discussions pour une éventuelle fusion avec Lac-Delage, sa voisine de 600 habitants. Lac-Delage étudie aussi un scénario de fusion avec la Ville de Québec, comme en parlait Le Soleil en mai.

«Je verrai à la rentrée ce que mes collègues pensent de ça. Mais il y a des choses qu'on a la possibilité de regrouper», a poursuivi M. Miller, aussi préfet de la MRC de Jacques-Cartier. Encore plus, dit-il, si le ministre des Affaires municipales propose des «incitatifs» vers de tels regroupements. «S'il y a des avantages financiers, il faut les regarder.»

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