Moreau veut favoriser la mise en commun de services municipaux

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Le ministre des Affaires municipales, Pierre Moreau, a martelé ne pas vouloir imposer de fusions. Il a cependant affirmé que si des municipalités en faisaient la demande, le gouvernement ne ferait rien pour les en empêcher.

Le Soleil, Pascal Ratthé

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(Québec) Le ministre des Affaires municipales veut créer des «incitatifs» pour les municipalités qui souhaitent regrouper leurs services. Pierre Moreau se dit aussi ouvert aux propositions de fusions. Mais il n'en imposera pas.

«On n'est pas dans une perspective d'imposer des regroupements municipaux. Je n'ai pas ça dans mes cartons», a lancé le ministre des Affaires municipales en mêlée de presse lundi. «Cela dit, je constate qu'on a 1333 municipalités au Québec et que la province voisine, l'Ontario, qui est beaucoup plus populeuse, en a 400», a-t-il toutefois ajouté.

Pas de fusions forcées, mais des incitatifs pour regrouper des services, oui, dit-il. Ce qui pourrait par exemple passer par des changements à certains programmes de subventions.

«Des maires et des préfets nous disent : "Nous, on serait prêts à envisager des regroupements. Mais si on fait ça, on est pénalisés sur la base des programmes actuels du gouvernement du Québec"», a relaté

M. Moreau.

Le ministre se dit particulièrement «interpellé» par ce discours. «Des élus qui manifestent la volonté d'un regroupement, mais qui disent ne pas le faire par peur de perdre une subvention liée par exemple à la sécurité publique ou les infrastructures, il faut prendre ça en compte.»

«Un bel exemple de mise en commun»

Pierre Moreau estime que le cas de l'eau à Sainte-Anne-de-Beaupré (voir autre texte) est «un bel exemple de la mise en commun de certains services qui permet de réaliser des économies».

Même s'il a fait allusion deux fois plutôt qu'une au nombre élevé de municipalités au Québec, le ministre Pierre Moreau a martelé lundi ne pas vouloir imposer de fusions.

«Ce serait vu comme une perte d'autonomie municipale, comme une tutelle sur les municipalités. On ne souhaite pas ça parce qu'on veut les traiter comme des partenaires et des gouvernements de proximité», a-t-il assuré.

«Par contre, lorsqu'un gouvernement de proximité vous dit qu'il y aurait des avantages à se regrouper pour tel ou tel service, que ce soit des regroupements totaux ou partiels, c'est des choses qu'il faut regarder.»

Et si une demande de fusion provenait des villes elles-mêmes, le gouvernement libéral ne fera rien pour les empêcher. 

C'est le cas par exemple de Lac-Delage, qui évalue depuis quelques mois divers scénarios allant jusqu'à la fusion avec la Ville de Québec ou Stoneham.

«On me dit qu'il y a eu des rencontres à cet égard. C'est vous dire que ça ne vient pas du gouvernement. Les élus locaux se rendent compte qu'à un moment donné, il peut y avoir un intérêt à un regroupement. Nous, on ne va pas freiner ça. On va les accompagner là-dedans», a affirmé M. Moreau.

«Et si des programmes doivent être revus pour faire en sorte qu'on crée des incitatifs aux regroupements, bien sûr on va le faire.»

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