Économies attendues dans les ministères: Coiteux sort le fouet plus tôt

Le président du Conseil du trésor, Martin Coiteux,... (Photothèque Le Soleil)

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Le président du Conseil du trésor, Martin Coiteux, a fait parvenir le 19 juin une lettre aux différents ministères pour leur rappeler les attentes budgétaires à leur endroit et s'enquérir des moyens qui seront pris pour atteindre les cibles de compression. Cet exercice est généralement réalisé au début de l'automne.

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(Québec) Le président du Conseil du trésor, Martin Coiteux, a devancé son exercice de suivi budgétaire pour exiger des ministères qu'ils livrent les économies qui leur ont été demandées, a appris Le Soleil.

Une lettre a été envoyée dans les différents ministères le 19 juin pour rappeler à chacun les attentes budgétaires à leur endroit et s'enquérir des moyens qui seront pris pour atteindre les cibles de compression. Un exercice généralement réalisé au début de l'automne.

«Le ministre souhaitait envoyer cette lettre plus tôt que tard afin que le gouvernement puisse faire un meilleur suivi des mesures et ainsi éviter des mauvaises surprises dans le contrôle des dépenses», explique Marie-Ève Labranche, attachée de presse du ministre Coiteux. «Ça permet également aux ministères de réfléchir à des mesures d'économies structurantes pour l'avenir.»

L'objectif d'atteinte du déficit zéro en 2015-2016 contraint les différents ministères à un pénible exercice de révision de leurs dépenses. Un douloureux casse-tête. Lors du dépôt du budget, en mars, le président du Conseil du trésor a fixé à 729 millions $ le «solde des efforts à réaliser» par les ministères et organismes pour atteindre l'équilibre.

Chacun a dû présenter les mesures par lesquelles il entend remplir ses objectifs budgétaires. Parmi elles, certaines sont considérées «à risque» au sens où elles pourraient, pour une raison ou une autre, ne pas générer les économies escomptées. Le Trésor demande aux administrateurs de recenser ces mesures à risque et d'indiquer comment ils entendent compenser si elles ne portent pas leurs fruits. Mais il n'y a pas de compromis sur les cibles à atteindre.

Le suivi budgétaire hâtif n'est «absolument pas» le signe que les ministères et organismes peinent à livrer les compressions demandées par M. Coiteux, assure Mme Labranche. «Au contraire, dit-elle. Le gouvernement veut être vigilant. Les efforts demandés sont significatifs. Mais il s'agit là d'une saine gestion des finances publiques, d'un suivi rigoureux et d'un contrôle responsable des dépenses de l'État.»

La lettre du Trésor rappelle aussi aux ministères qu'ils ne sont pas au bout de leur peine. En effet, comme cela avait été indiqué lors du dernier budget, un écart de 853 millions $ supplémentaires devra être résorbé en 2016-2017.

«Le grand effort national n'est pas terminé», disait M. Coiteux lors du dépôt du budget Leitão, le 26 mars. Il a parlé quelques semaines plus tard de l'appareil gouvernemental comme d'une «machine à dépenser».

La révision des programmes, des structures et des organismes font partie du plan de «rénovation de l'État» du président du Conseil du trésor. Il mise aussi sur le contrôle et la réduction des effectifs de la fonction publique. Un rétrécissement de 3 % du nombre d'employés a été demandé à tous les ministères et organismes. Fin mai, 11 d'entre eux ont été placés sous surveillance parce que l'on craignait qu'ils ne parviennent pas à atteindre leur cible en cette matière. Parmi eux, le ministère du Développement durable, de l'Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques et celui des Transports.

Bras de fer avec les syndicats

Un autre chapitre important de la marche vers l'équilibre budgétaire s'écrira cet automne avec la poursuite du bras de fer entre le gouvernement Couillard et les syndicats en vue du renouvellement des conventions collectives des employés de l'État. Québec propose un gel salarial sur deux ans, suivi d'une hausse annuelle de 1 % par année pendant trois ans. Le front commun demande 4,5 % annuellement pendant trois ans.

Les conséquences du régime budgétaire imposé par le gouvernement libéral sur les services à la population sont régulièrement dénoncées par les partis d'opposition et divers groupes d'intérêt.

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