Le Sénat continue de diviser Mulcair et Couillard

Le chef du NPD Thomas Mulcair est tout... (Le Soleil, Patrice Laroche)

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Le chef du NPD Thomas Mulcair est tout de même ressorti tout sourire mardi d'un long tête à tête - une heure environ - avec le chef du gouvernement québécois Philippe Couillard.

Le Soleil, Patrice Laroche

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<p>Michel Corbeil</p>

(Québec) Le différend reste entier entre le chef fédéral Thomas Mulcair et le premier ministre provincial Philippe Couillard quant à l'avenir du Sénat. Le néo-démocrate promet toujours son abolition s'il prend le pouvoir à Ottawa. Le libéral croit toujours à l'institution.

M. Mulcair est tout de même ressorti tout sourire d'un long tête à tête - une heure, environ - avec le chef du gouvernement québécois. «Très heureux de pouvoir rencontrer mon ami et ex-collègue», a lancé aux journalistes le leader du Nouveau Parti démocratique. Il a ainsi fait allusion au fait qu'il a côtoyé M. Couillard lorsqu'ils faisaient partie tous les deux du cabinet de Jean Charest, de 2003 à 2006.

Thomas Mulcair a confirmé que chacun a réaffirmé ses convictions. «C'est une position que je connais bien, que je comprends bien et que je respecte totalement», a-t-il fait valoir devant l'opinion de Philippe Couillard, qui ne saurait aborder la question du Sénat sans des pourparlers constitutionnels.

«Mais la position du NPD est aussi connue depuis une cinquantaine d'années, a enchaîné le néo-démocrate. Nous sommes d'avis que, dans une démocratie, il n'y a pas lieu d'avoir des non-élus [qui ont] le droit de faire ou défaire des lois.»

M. Mulcair a admis qu'aucun rapprochement ne s'est effectué. «Je comprends son historique, a-t-il répété. C'est le résultat du fait qu'il y a une constitution, aujourd'hui, qui a été signée sans l'accord du Québec [en 1982]. «Mais l'opposition du NPD se comprend aussi très bien au sein d'une société démocratique. Nous allons continuer de travailler pour améliorer la place du Québec au sein du Canada.» M. Mulcair n'a cependant aucune visée de réforme constitutionnelle.

Il n'a pour objectif que la disparition de la Chambre haute. «Je peux vous dire que c'est le jour où la loi sur les changements climatiques de Jack Layton a été renversée par des sénateurs non élus que j'ai décidé de redoubler d'efforts pour nous débarrasser de cette institution vétuste qui n'a pas sa place dans une société démocratique.»

Allégations réfutées

Thomas Mulcair en a profité pour réfuter catégoriquement une manchette de Maclean's.

Selon le magazine, avant de se joindre au NPD, M. Mulcair aurait discuté de la possibilité de devenir conseiller de haut niveau de Stephen Harper, en 2007, possibilité qui aurait avorté, souligne Maclean's, en raison des exigences salariales de M. Mulcair.

Celui-ci a souligné qu'à sa démission de l'Assemblée nationale, où il a été ministre de l'Environnement, il voulait continuer de s'engager dans ce domaine. «Un vieil ami, Lawrence Cannon [qui a été ministre conservateur à Ottawa], m'a approché. Quand j'ai discuté avec ces gens, c'était très clair qu'eux n'avaient aucune intention de respecter nos obligations internationales, notamment Kyoto. Une fois cela clair, j'ai mis fin à toute discussion.»

Thomas Mulcair a nié qu'il exigeait 300 000 $ tandis que les conservateurs offraient deux fois moins. «La personne qui parle de ça n'a jamais fait partie des discussions. Ces chiffres sont tirés en l'air.»

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