Couillard réfute le «nouveau cycle politique» de Duceppe

Selon Gilles Duceppe, son retour actif au Bloc... (Photo La Presse Canadienne)

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Selon Gilles Duceppe, son retour actif au Bloc québécois et la course à la chefferie du PQ, qui a recentré la formation autour de «la volonté de bâtir le pays du Québec», ouvrent une ère nouvelle où il est possible de souhaiter un référendum en 2020.

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<p>Michel Corbeil</p>

(Québec) Philippe Couillard ne voit pas du tout de «nouveau cycle politique» favorable aux souverainistes se profiler à l'horizon.

Le premier ministre s'est inscrit en faux contre l'analyse de Gilles Duceppe. Selon ce dernier, son retour actif au Bloc québécois et la course à la chefferie du PQ, qui a recentré la formation autour de «la volonté de bâtir le pays du Québec», ouvrent une ère nouvelle où il est possible de souhaiter un référendum en 2020.

Entre-temps, il faudra une victoire sur deux fronts : l'une au scrutin fédéral d'octobre pour le Bloc, et l'autre par le PQ à l'élection québécoise de 2018, a fait observer M. Duceppe. Vendredi, M. Couillard n'a pas voulu commenter le terme «nouveau cycle politique» employé par ce dernier.

Par contre, «je ne vois pas beaucoup de renouveau dans ce parti ou dans le mouvement. Pour moi, [l'indépendance] est une idée du siècle dernier qui essaie de se présenter sous de nouveaux habits ou de nouvelles apparences.

«M. Duceppe confirme ce que Pierre Karl Péladeau [chef du Parti québécois] a dit», a affirmé le premier ministre, à l'occasion du bilan de la session parlementaire. À savoir que la tenue d'un référendum «sera le principal sujet sur la table lors de la prochaine élection générale».

S'il a vanté la performance économique de son gouvernement, il a martelé le fait que, selon lui, l'option indépendantiste représente une menace, à ce sujet. «Rien n'est plus nerveux qu'un million de dollars [à investir], a lancé le chef libéral. Un changement aussi radical que celui proposé par le PQ aurait tellement d'impacts financiers que ce n'est n'est pas de nature à attirer l'investissement.»

Philippe Couillard a admis que la santé et l'éducation n'ont pas été épargnées par ses compressions budgétaires. «Clairement et mathématiquement, il est impossible de rétablir l'équilibre budgétaire sans ces deux grands ministères», a-t-il répondu en insistant que cela a été fait «pour le bien [...] des services publics en général».

Les électeurs qu'il a croisés dans Chauveau et Jean-Talon, les deux circonscriptions gagnées aux élections complémentaires, avaient ce message au sujet de mesures «d'austérité», a d'ailleurs soutenu M. Couillard : «Lâchez pas!»

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